‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 166 sur 239 · MARCHANDE DE POISSON (MUSÉE DU LOUVRE · texte numérisé non relu

MARCHANDE DE POISSON (MUSÉE DU LOUVRE

A côté de quelques œuvres où il avait reproduit avec talent les scènes de la vie hollandaise et les costumes de son temps, Eglon Van der Neer laissait plusieurs tableaux qui, pour ses successeurs, devinrent bien vite de mauvais exemples. Il ne manqua pas d'artistes qui, trompés par le bruit qui s'était fait autour de son nom, imaginèrent de préférer désormais les séductions de la mignardise et les grâces maniérées à la simplicité si puissante et si saine qui avait assuré autrefois le triomphe de l'école hollandaise. Ils firent aussi cette faute d'exagérer le principe dont Van der Neer avait déposé le germe dans son œuvre, c'est-à-dire qu'ils poussèrent jusqu'à ses limites extrêmes le soin de l'exécu-

tion, et qu'ils perdirent, dans le culte des détails, le sentiment des grands ensembles, la notion des

fortes harmonies. Comme Miéris, auquel il peut être comparé sous plus d’un rapport, Eglon Van der Neer avait parfois donné aux carnations de ses modèles le poli de l'émail; son élève préféré, le cheva-

lier Van der Werf, persuadé qu'un tel maitre n'avait pu se méprendre, alla plus avant dans cette voie et finit par faire de ses Vénus et de ses Diane de véritables poupées d'ivoire. Certes, on ne saurait équitablement faire peser sur Eglon Van der Neer la responsabilité des erreurs que ses disciples ont pu commettre ; il ne fut pas seul coupable, et sa faute fut la faute du temps; mais, en arrivant à cette

faire à chacun sa part dans la d

à ceux qui, comme

DPI NITME RECHIER CHIES

Eglon Van der Neer apportait à l'exécution de ses tableaux un soin si patient, que son œuvre ne saurait être très considérable. Au moment où Descamps publiait sa Vie des peintres flamands et hollanduis, les ouvr d'Eglon étaient presque tous conservés dans les cabinets des amateurs de la Hollande; depuis lors, le hasard ventes publiques les a dispersés dans les diver de l'Europe : nous rappell

des

es galeries

‘ons ici les principaux mor-

ceaux qui composent l'œuvre du maitre.

Musée

DU LOUVRE. — La Murchande de poissons; un

DE FLORENCE. — Esther devant Assuëru Bergers gardant leurs troupeaux aux bords d'une un autre paysage où l'on voit deux de se baigner dans un petit lac: enfin, le portrait d'Eglon Van der Neer. Ce portrait, que Pilkington mentionne avec éloge, est daté de 4696.

Musée pe MONTPELLIER, — Trois petits paysages.

MUSÉE D'AMSTERDAM. — L Jeune Tobie. Dans un pays montagneux et planté d'arbres, un ange, tunique bleu foncé, à larges manches, indique au jeune Tobie, babillé d'une draperie rouge, un poisson qui se montre dans l'eau. Au fond, on aperçoit un troupeau de

des

rivière ;

emmes sur le point

age vêtu d’une

brebis. — Ce tableau, qui provient de la collection Van Heleren, est daté de 1694.

Musée ve Munich. — Une Dame en robe de satin blanc

essaie d'uccorder son luth. (Figure vue jusqu'aux Une jeune Dame tombe en faiblesse après MUSÉE DE DRESDE, — Une Jeune Femme, as accorde son luth. |

genou une suignée.

se à une table,

Sur bois.) BRUXELLES. — CaBiNET pu puce D'AREMBERG. — Le Goüter.

EN 7 Co Dan der Men F

époque incertaine où le génie de la Hollande se trouble CUS

are, l'historien ne peut s'empêcher de

éfaillance commune, et de mesurer plus rigoureusement sa sympathie lon Van der Neer, ont contribué à hâter les tristes heures

de la décadence,

CHARLES BLANC

ET INDICATIONS

Une femme assise tient sur son genou un plat d'argent ; à sa droite un enfant debout; à gauche, une table recouverte d’un tapis et sur laquelle est un plateau chargé

de fruits. (Gravé par W. Vaillant.)

ANGLETERRE. — CABINET DE M. H.-T. Hove. — Un Seigneur el une Dame à table.

CABINET DES DEMOISELLES BREDELL. — Une dume «

un livre est placé devant elle. Ce tableau, daté de 1( provient de la collection de lord Gwydir.

GALERIE rades. (Gr

BRIDGEWATER. — Le petit Tembour et ses camavé dans la galerie de Stafford.)

VENTE DU COMTE DE V 1761. — Deux enfants, dont l'un montre à un chat un chardonnere dans une cage ouverte posée sur une fenétre. (Gravé par Dupuis), 171 livres.

VENTE VassaL DE SaiNr-Huuenr, 1774. Une Femme consulte un médecin sur la maladie de son enfant, qu'une nourrice lient emmailloté sur ses 2,000 livres.

Ce tableau fut payé 1, 1 la vente du comte Dubarry, en 1774, et 1 seulement à celle du prince de Conti, en 1777.

VENTE RaNpON DE Bo

genoux ;

2 livre 104 Liv

1777, où il fut vendu 2,600 livres VENTE DU PRINCE DE CONTI, À

. — Un beau paysage ; on voit sur le devant quatre femmes, dont une qui dort ; à gauche, un homme, courbé à terre, les regarde; 320 livres.

VENTE PierrarD (mars 4860). — Une jeune dume desc

ndunt un escalier

750 francs.

ÉVRBUX, !

MPRIMERIE DE CHARLES

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