LE TORRENT
grange qu'il lui dit être remplie de souris, dont celui-ci se promet de faire un excellent repas. — 17. Le renard n’ignoroit pas qu'il y avoil dans cette grange un trébuchet qu'on avoit préparé pour lui-même. Le chat s'y trouve pris. Dans la persuasion que c’est le regnard, un prestre à qui le lieu appartenoit accourt au bruit avec tout son domestique. Quelle est sa surprise de se sentir saisi par un chat, qui tout furieux s’est jetté entre ses jambes ; il crie, et tandis qu’on songe à
le délivrer, le chat se sauve. — 18. Le bléreau, l'amy et l'apologiste du regnard, vient le trouver et lui persuade de ne plus tarder de se rendre à la cour du lyon. — 19. Ils se mettent l’un et l'autre en route. — 20. Le reguard, chemin
nte un. Il avoit lié les échapper, se mit à sonner si fort que, les moines et les gens du monastère étant accourus, il ne se sauva qu'après avoir élé bien battu.
faisant, raconte.au bléreau, pour le divertir, quelques-uns de ses tours. Cette estampe en représ pattes du loup à la corde d’une cloche; celui-ci, voulant
21. Une autre fois le regnard étant entré de nuit avec le loup dans une maison, et y ayant trouvé un garde-manger entr'ouvert, ils se jettèrent l'un et l'autre sur quelques restes de viande; mais, ayant é occupation par de
£ troublés dans cette louable gens de la maison qui étoient survenus, le regnard se sauva laissant son compagnon enfermé dans le
garde-manger. Le bléreau, après avoir repris son amy, lui promet de l'absoudre, s’il veut lui promettre de changer
de vie, el il lui impose pour pénitence de sauter trois fois par-dessus un bâton. — 23. Chemin faisant, le regnard apercoit un cocq et luy donne la chasse; le bléreau le reprend d'avoir sitôt oublié ses engagements. — 24. Le regnard arrive à la cour du lyon, où tous ses ennemys se sont rendus pour se plaindre de ses excès.
disculper; mais ses raisons ne sont point éc
25. I] veut s outées ; il est condamné à être pendu. — 26, Le chat se met en devoir d'exécuter la sentence; mais, dans le moment qu'il pense donner à son persécuteur le coup de la mort, le regnard promet au lyon de lui découvrir un grand trésor, et il évite ainsi la corde, — 27, Il est amené la corde au col devant le roy, auquel il demande une audience particulière. —28, Le lyon la lui accorde ; le scélérat révèle une prétendue conspiration dans laquelle il enveloppe l'ours et le loup, et pour rendre l’accusalion plus vraysemblable, il charge la mémoire de son propre père.
29. Le lyon lui promet le pardon, à condition qu'il le mettra en possession du trésor dont il lui a fait la fausse confidence. — 30. Le regnard, avant que de se mettre en voyage, joue encore un de ses mauvais tours au loup et à l’ours; il obtient un morceau de la peau de celui-ci et celle des pattes de l’autre pour faire des souliers et un bonnet. — 31. Le bélier, par ordre du lyon et de la lyonne, déclare publiquement qu'il a été choisi avec le lièvre pour accompagner le regnard dans la recherche du trésor. — 32, Le regnard les ayant conduits à sa tanière, il y introduit le lièvre, qu'il étrangle ensuite.
33. Après ce mauvais coup, il renferme dans un sac la Leste du malheureux lièvre, el d à la cour, chargé €
étermine le bélier à retourner ac qui contient, à l'entendre, des dépèches importantes; il lui insinue même de se vanter de n'avoir pas eu peu de part dans l'affaire dont il est porteur de nouvelles Le bélier arrive à la cour; on ouvre son sac, et au lieu de lettre, on y trouve la teste du lièvre, — Nouveaux sujets de plaintes contre le regnard. Il a contrefait le mort; des corbeaux, l'ayant pris pour un cadavre, s'en sont approchés, et il les a croqués à belles dents. — 36. Il a feint d'avoir quelque chose de particulier à dire au lapin, qui dans sa bonne foi s'est approché et auroit été étranglé, s'il ne se fût sauvé par la fuite.
37. Le bléreau vient de nouveau trouver son amy le regnard pour l’engager à venir, sans différer, se purger des crimes qu'on lui impute. Il le trouve à l'entrée de sa tanière avec deux pigeonneaux qu'il venoit d'étrangler. — 38. Le regnard continue de raconter au bléreau quelques-uns de ses tours : comme, passant dans une prairie en compagnie du loup, ils rencontrèrent une jument avec son poullain, qui d’abord excita la convoitise du loup. Le regnard lui demanda si
elle le vouloit vendre : « Ouy, dit-elle, pourvu qu'on m'en donne le prix marqué sous mon pied de derriè qui le regnard avoil fait accroire qu'il éloil grand arithméticien, se cha
re. » Le loup, à gea d arder, et la jumennt, d'une ruade, le lit sauter en l'air, le laissant presque mort sur la place. — 39. Nouvel acte de comparition du regnard devant le lyon, Il trouve dans le singe un zélé deffenseur, — 40. Le lyon lui reproche le meurtre du lièvre.
#1. Il vient à bout de se disculper, et par bléreau, l'écureuil, le furet, la belette et d'autres de ses amys se joignent pour obtenir sa grâce. — 4 de se justifier devant le lyon. — ##4. 11 entreprend de P
rlilices, il oblige tous ses ennemis à se retirer et à quitter prise, — 42. Le