Î DE LA GRAVURE EN
La gravure est un art essentiellement populaire; c'est elle qui répa
qui l’empèche de rester le privilège de la fortune et qui en distribue
c’est elle enfin qui élève et moralise les peuples, en les faisant partic
naissent de la contemplation des chefs-d'œunvre. Ce que l'imprimerie
arts
es deux sublimes découvertes qui ont rendu si communicables
de singulier qu’on ne peut les concevoir séparées et qu'elles semblent
l'imprimerie qui pe n bois, conn
it devoir son origine à la gravure e
vie à la gravure sur métaux, par la facilité qu'elle offrait d'en multif
rravures, la taille-d
On distingue plusieurs espèces «
\ la manière du crayon. mais c’est de la gravure en taille-douce, qu
nous occuper ici. Les autres procédés, qui ne sont, pour ainsi dire, que leur place dans le cours de cet ouvrage. Quant à la gravure en bois,
Tout le monde sait que la gravure en taille-douce consiste à coup
burin, et à y tracer des tailles nettes, régulières et décidées, qui non de blanc voulue par le dessin qu'il s'agit de traduire ou de reproduir leur renflement ou leur atténuation, indiquent le caractère des ol rendent la nature des substances les plus variées, le poli du métal, 1 et la dureté du marbre. La gravure au burin, ou pour mieux dire, l’a
n’a pris naissance que vers le milieu du quinzième siècle, et l’on a pu
ou en relief sur les pierres fines et sur les métaux, n'aient pas eu l'idée de tirer des en
Que de trésors nous eussent été conservés si la gravure eût été inve
soit assez obscure, il paraît certain que la gravure, ou plutôt l'idée de
Maso Finiguerra, qui le premier sut prendre des empreintes du »
creux sur les ouvrages d'orfévrerie; mais le mot miello signifie, à pre
en fusion et que l’on versait dans les creux de la gravure, pour la m On connaît assez les fables qui ont couru sur l’origine prétendue «
une blanchisseuse qui, ayant posé par hasard du linge humide
remarqua la première que le poids du lingeet son humidité avaient i et comment l’orfèvre,
surpris de cette heureuse rencontre, en tira l'in
les gravures. Je dis l’art d'imprimer, car il est bien constant que l’ar anciens, et qu'antérieurement à sa découverte, Finiguerra lui-mêr
l’église Saint-Jean-Baptiste, à Florence, de petites figures de la Passic
ouce, l’eau-fo
liers. Rien de plus recherché, rien de plus élé-
servante apporte des rafraichissements. Tantôt