‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 74 sur 239 · TAILLE-DOUCE · texte numérisé non relu

TAILLE-DOUCE

nd les beautés de la peinture sans la rapetisser, c’est elle es jouissances à toutes les nations et à tous les hommes ; iper aux grandes pensées et aux sentiments généreux qui avait fait pour les sciences, la gravure l’a fait pour les a beauté et les lumières, les idées et les formes, ont cela , pour ainsi dire, être nées l’une de l’autre. C’est ainsi que

ue en Chine de temps immémorial, a elle-mème donné la

lier les empreintes.

rte, l’aqua-tinte, la manière noire, le pointillé, la gravure

v'on pourrait appeler la gravure classique, que nous allons

des variantes de l’art de dessiner sur le cuivre, trouveront

elle sera l’objet d'un travail tout particulier.

er le cuivre avec un instrument tranchant qu’on appelle seulement produisent à l'impression la somme de noiret e; mais encore, par leur direction, leur allure, leur forme. jets, expriment les plans de la chair et sa morbidesse, a suavité des étoffes, la légèreté des plumes, la pesanteur rt de tirer des épreuves d’un cuivre ou d’un acier gravé, s'étonner que les anciens, qui ont si bien gravé en creux

ipreintes des ouvrages qu'ils exécutaient.

ntée au temps de Périclès! Bien que l’origine de cet art

‘imprimer, naquit dans l'atelier d’un orfèvre de Florence, viello, c'est-à-dire des petits ornements qui se gravent en prement parler, l'émail noirâtre (nigellum) qu’on mettait ieux faire ressortir.

cette découverte, comment ce fut, disent les conteurs,

sur la vaisselle que Maso Finiguerra venait de graver,

mprimé sur ce linge les ornements gravés sur la vaisselle,

uction lumineuse d’un art tout nouveau, l’art d'imprimer

rt de graver, de damasquiner et de nieller était connu des

ne, au rapport de Vasari, avait gravé, pour le service de

on sur une de ces patènes d'argent qu'on appelait des paix,

parce que, dans les cérémonies religieuses, les fidèles y venaient dé

qu'en 1452, l’année même où Guttenberg et Faust imprimaient lignes, Maso Finiguerra ayant gravé la paix dont nous venons de park ou, comme l'on dirait aujourd'hui, de l'état de sa planche, avant d’y

suivant l'usage des orfèvres. Sur cette argile dont les traits étaient en

Mayence

oser le baiser de paix. Ce qui est incontestable, c’est

leur première bible latine, dite à quarante-deux

r, et voulant se rendre compte du progrès de son travail ile,

a du soufre, et dans les sillons du soufre il

le ni

répandre ello, en prit une empreinte avec de l’arg

relief, il cou

passa du noir de fumée qui lui représentait le même effet que le niello, Mais pour voir son effet sur un fond plus clair et en

mieux juger, il eut l'idée d'imprimer des épreuves sur papier hume:

expérience fut répétée ensuite avec une encre plus durable sur la

cté ainsi que le pratiquaient les graveurs en bois. Cette

patène d'argent, au fur et à mesure de l'avancement du

travail, et les empreintes ainsi obtenues furent les premières estampes. Une de ces épreuves, relique inestimable, se conserve

au Cabinet des Estampes de notre Bibliothèque nationale, où elle ft

iprès toutes les confrontations, tous les rapprochements désirables, mit vraiment la main sur la preuve matérielle des origines

1t découverte, il ÿ a un demi-siècle, par l'abbé Zani qui,

FRANÇOIS MIÉRIS (1635). il

Miéris a pris sa personne plutôt comme motif d'un tableau que comme original d'un portrait. C’est bien

lui, évidemment, qui s'est déguisé en trompette pour avoir le plaisir de se peindre avec le magnifique

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