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DE LA CONSERVATION DES TABLEAUX

4 On a écrit des volumes sur l'art de nettoyer les tableaux, de les restaurer, de les rentoiler, de les transporter. M. Xavier de Burtin, dans son Traité théorique et pratique des connaissances qui sont nécessaires à lout amateur, en indiquant les diverses méthodes dont on peut faire usage pour nettoyer les tableaux, regarde comme une nécessité pour l'amateur de connaitre ces procédés et d'en poursuivre lui-même l’application. Après avoir examiné et apprécié les divers moyens pour la plupart si dangereux, que, loin de conseiller aux amateurs de ions trop leur recommander de s'abstenir d'une opération aussi délicate, ances auxquelles une longue pratique peut seule donner

proposés par cet auteur, nous les ayons trouv

nettoyer eux-mêmes leurs tableaux, nous ne sau spéciales, conna

à moins de posséder des connaissances toutes

une valeur d'utilité,

Cependant, quelque inexpérimenté que soit un amateur, il est deux opérations qu'il peut entre rendre lui-même sans danger, ce sont celles qui consistent à laver le tableau el à dérouler le vernis. Un amateur soigneux doit adopter l'usage des Hollandais, qui, deux fois l'an, nettoient leurs tableaux: à la fin de l'hiver, pour enlever la couche de fumée qui a dù s'v déposer pendant cette saison ; à la fin de l'été, pour faire disparaître les chiures de mouches, si fatales à la peinture, pour peu qu'on les > séjourner sur la toile, sur le panneau ou sur le cuivre. On opère ce nettoyage, ou plutôt ce lavage,en frottant légèrement le tableau avec une éponge fine, imbibée d'eau pure et froide, eLen le séchant ensuite dans tous les sens au moyen d'un linge fin et usé, Que si le tableau ne recouvre pas son émail, il sera bon de le vernir légèrement avec de l'huile de térébenthine blanche ; ce procédé ne saurait nuire à la peinture, et de grands connaisseurs rême aridité du tableau.

le regardent même comme indispensable à employer, de temps à autre, pour prévenir l'e econde opération à pour objet d'enlever prudemment les premières couches de vernis, lorsque les crasses l'ont

La pénétré de telle facon, qu'il est devenu comme un corps opaque entre la peinture et l'œil, ce qui est facile à juger après le premier lavage. On y procède sans danger en répandautsur le tableau quelques parcelles de sandaraque en poudre pour et en frottant délicatement la surface du tableau avec deux doigts, par petits mouvesait des ronds entrelacés, de manière à ne laisser aucune partie intacte. ( À mesure que la couche ainsi attaquée se pulv

entamer l'épiderme du verni

ments circulaires, comme si l’on de proprement ce que les restaurateurs des tableaux appellent déroule on l’enlève avec un linge sec et doux. Il est aisé de comprendre qu'une telle opération ne doit pas ètre poussée trop avant; il vaut mieux laisser sur l'ouvrage un peu de cette teinte dorée, de cette patine harmonieuse que donne le temps, et sur laquelle avait compté le peintre lui-même, que de refroidir sa peinture à force de netteté ; d'autant qu'un déroulé sans and nombre de peintres

ans mesure pourrail atteindre les glacis et les couleurs au vernis dont un 4 que Gérard Dow, Miéris Metsu et autres, ont fait usage pour obtenir plus de transparence et de brillant.

on lave le tableau à l'eau pure, on l'essuie avec soin, et on le revernit légèrement avec uu

discrétion el

hollandais, te

Quand on a fini de dérouler,

ence de térébenthine, élendu à couches minces, au moyen d'un pinceau plat appelé queue de morue. Deux re et le soleil.

vernis à l’e

précautions sont à prendre pour vernir un tableau : éviter la poussi

Parmi tant d'espèces de peintures, la peinture à l'huile est la seule, il faut bien le dire, qui ait besoin d'être fréquemment nettoyée el réparée. L'art de restaurer les tableaux fut surtout cultivé à Venise. On a voulu en trouver la cause limat du pays, dans la proximité de la mer qui imprègne l'air des parties salines funesles aux tableaux. Quoi

dans le qu'il en soil, il est cerlain que le gouvernement de Venise se décida à pensionner quelques habiles artistes auxquels il eaux de l'État et au nettoiement de ceux qui avaient souffert. En 1778, an-et-Paul, et la direction en futconfi M. Pierre Edwards.

donna mission de veiller à la conservation des lab

on consacra à ce genre de travail une grande salle à Saints e Depuis cette époque, l'art de la restauration des tableaux fit de grands progrès et à Venise et ailleurs.

M. Paillot de Montabert, qui a consacré tout le neuvième volume de son Trailé complet de la peinture à la description :s d'altérations dans les tableaux : les altérations chromatiques et les altéra

des procédés matériels, distingue deux espè tions matérielles. Nous allons lui emprunter quelques observations utiles, en les résumant.

Iln'y a de réparables dans un tableau que les altérations chromaliques accidentelles, c'est-à-dire celles qui proviennen de glutens superposés, de salissures, de la présence des corps étrangers, et aussi d’une disposition de molécules de la superficie qui réfléchit avec désordre les rayons de la lumière au lieu de les absorber, désordre qu'on peut réparer en changeant cette contexlure accidentelie el en y faisant pénétrer un corps diaphane qui, absorbant les rayons du jour,

restitue aux couleurs leur intensité primitive.

Quant aux altéralions matérielles, c'est-à-dire à celles qui résultent du brisement des parties, de leur solution de continuité, elles sont plus ou moins réparables. Si la peinture est sur bois et que le panneau soit fendu, on rétablit la jonclion des ais en les remettant en place el en collant les joints, le tout étant contenu par l'instrument de fer que les

Karel Dujardin eut un beau jour l'envie de voir Venise. Il y trouva de ses compatriotes, et parmi eux Jean Glauber, élève comme lui de Berghem et peintre distingué lui-même. Un Hollandais, qui faisait le commerce des tableaux, offrit à Dujardin de le loger dans sa maison. L'artiste y consentit sans se demander si le marchand ne voulait pas exploiter sa renommée et son génie; mais celte

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