Comm. in Malth., XIX
3. Kal aTiv xal tzzo; tôv àurcO t&D'-Îe ta<p&v éXôâîv à-y-yiÀOi/, ci u.Èv eva
thieu et saint Marc ; le second par saint Luc et saint Jean^
Ailleurs, à propos de la descente du Saint-Esprit en forme de colombe, lors du baptême de Jésus par le précurseur dans le Jourdain et de la voix céleste qui se fît entendre à ce moment, Celse écrit : « Et qui, hors vous seul, et si l'on vous en veut croire, un misérable supplicié comme vous, a entendu cette voix céleste par laquelle Dieu a déclaré qu'il vous recevait pour son Fils^?. » Or, c'est dans l'Évangile de saint Jean seulelement, I, 32 qu'il est dit explicitement que le précurseur vit l'esprit, sous forme de colombe, descendre sur Jésus» Dans les Évangiles synoptiques, cette apparition paraît avoir lieu pour Jésus seul.
Bien plus, Celse, en parlant de la voix divine qui S'adresse à Jésus, et le reconnaît pour fils de Dieu, semble viser le texte évangélique donné par saint Justin : « Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui', » leçon un peu différente de celle de nos Évangiles* Cette différence avait frappé Origène, car il reproche ici à Celse d'avoir allégué sans y être autorisé par l'Écriture, — il entend par là les quatre Évangiles, dont l'autorité de son temps était pleinement établie — que ce fut Jésus qui raconta lui-même le miracle arrivé en sa faveuf sur les bords du Jourdain *.
Ceh, V, 52.
1. S; Mallh., XXVIIÏ, 2* - S. Marc, XVI, 5. — S; Luc, XXIIl, 4; 23. — S. Jean, XX, 12.