‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 105 sur 286 · Cont, Cels., II · texte numérisé non relu

Cont, Cels., II

n'est pas ici en question, — n'était guère de nature à être mentionné par des disciples, qui en écrivant les paroles et les actions du Seigneur étaient plus préoccupés de relever et de glorifier sa mémoire que de faire œuvre d'historiens ; il faudra supposer, ou que Celse, dans un esprit d'hostilité polémique, a traduit et transformé de la sorte les passages où saint Matthieu et saint Luc écrivent : « Les renards ont leurs tanières, et les oiseaux du ciel leurs nids et leurs retraites, mais le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête ^ ; » de même qu'il a changé ailleurs en lamentations la scène de muette angoisse du jardin des oliviers ^, ou bien qu'il aura employé ici des documents d'origine juive. Quant à la trahison et à l'abandon de tous les disciples, non-seulement Celse pouvait la tirer, en forçant la note, de certains textes de saint Matthieu et de saint Marc, mais il pouvait l'emprunter à une tradition orale ou écrite que saint Justin aussi avait recueillie : « Aucun, dit saint Justin, pas même un seul homme, ne voulut le secourir lors de son arrestation, mais tous l'ayant désavoué, s'en allèrent^. » De même quand Celse écrit que « Jésus s'entoura de dix ou onze scélérats, de publicains et de mariniers les plus perdus de tous les hommes*, il a pu en ce passage interpréter librement les témoignages évangéliques, et les fortifier, comme il pensait, par d'autres témoignages empruntés à d'autres écrivains chrétiens autorisés. Origène, en

1. s. Matth., VIII, 20. — S. Luc, IX, 58. — Cf. S. Jean, XI, 54. *2. Conc, Ceh., Il, 24.

3. Ôu(Jètç ou^à p.£X,oi; àvdpÛTrcu pcToôeîv aorS» ûirwpx*^' àTpeary.aav àpv7iaau.6v&i. — Justin Dial, cum, Tryph,, 53, 106. . — Apol,, I, 50.

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