‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 106 sur 286 · Cont, Cels,, 1, G · texte numérisé non relu

Cont, Cels,, 1, G

eflfet, remarque à ce propos que Celse a pu tirer cela de rÉpître de Barnabe, où on lit que « Jésus choisit pour ses apôtres des hommes injustes au delà de toute injustice. » Et non-seulement Origène, qui écrit sa réfutation plus de soixante-dix ans après la publication du livre de Celse, ne note pas, comme il l'a fait pour le livre d'Hénoch, que la lettre de Barnabe n'était pas reçue parmi les Églises, maisil appelle cet écrit « Epitre catholique^. »

De même, c'est à une double source judaïque et chrétienne, soit à la tradition orale soit à des documents écrits, que Celse a puisé, à ce qu'il semble, la matière de ce grief sur lequel il revient à plusieurs reprises, que c'est aux sciences occultes et à la connaissance des pratiques thaumaturgiques égyptiennes que Jésus a dû d'avoir surpris et séduit l'opinion.

Il n'est pas douteux qu'à l'avènement de l'ère chrétienne, au premier et au second siècle, la croyance aux opérations magiques et à leur efficacité était générale ; et il n'est pas douteux non plus qu'aux yeu^cdes fidèles illettrés qui formaient la grande majorité deî chrétiens, le sauveur apparut surtout comme celui \ qui la nature entière obéissait ; et plusieurs, parmi lei anciens et les évoques, comme des hommes auxqueli il avait pour ainsi dire communiqué ou délégué une par de son pouvoir merveilleux. « Jésus, dit saint Justin avait essayé à force de prodiges de réveiller l'attentioi des hommes qui vivaient alors, mais ceux-ci attri huèrent à la magie les miracles qu'ils lui voyaient opé rer ^. » Combien parmi les païens furent attirés à la fo

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