‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 107 sur 286 · Dial, cum Tryph,, C · texte numérisé non relu

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par ces miracles dont le récit volait de bouche en bouche? Combien faisaient d'un miracle opéré en leur faveur la condition de leur conversion, ? La littérature hagiographique, les vies des saints et les martyrologes sont pleins de ces espèces de marchés, où le don de soi suit le prodige demandé qui ne manque jamais? Au temps de saint Augustin, ce préjugé durait encore, et l'évêque d'Hippone le déplorait : « Plusieurs, disait-il, sont assez insensés pour soutenir que dans les prétendus livres écrits par le Christ se trouvent contenues les sciences occidtes à l'aide desquelles il a accompli les miracles dont la renommée était répandue partout. Eux-mêmes trahissent ainsi ce qu'ils aiment et ce qu'ils désirent, puisqu'ils pensent que la haute sagesse du Christ a consisté à reconnaître ces je ne sais quelles sciences illicites, que non-seulement la discipline chrétienne, mais que la loi civile elle-même condamne expressément. Que ceux-là qui, dans leur déhre, prétendent que le Christ a pu emprunter aux arts magiques \ un si grand pouvoir, veuillent bien nous apprendre si c'est aussi par les arts magiques qu'il a pu, avant de naître, remplir du Saint-Esprit tant de prophètes qui ont annoncé à son sujet toutes ces choses que nous avons vues, accomplies dans les Évangiles, ou qui s'accomplissent aujourd'hui dans le monde *. »

Nous n'avons trouvé trace nulle part de cette tradition recueillie par saint Augustin de livres sur la magie écrits par le Christ, et Celse ne paraît pas la connaître. Mais ne peut-on pas dire, en s'appuyant sur cette tradition même, que Celse ne faisait guère que

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