Cont. Cels.^ ibid
3. Taura (i.èv ouv Cptîv i% tôjv uu.ËTEp(i)v ouyypau.u.fltTwv ècp'oi; où(^evà; àXXou [xocpTupo; yj^r^^Y'^^.^-'Coiit, Cels, 11, 7 4. — Cf. Cont. Cels, 11,13.
230 LES PERSÈCUTlOiNS DE L ÉGLISE.
rage et la patience délire l'ouvrage ^ » Ces derniers mots impliquent évidemment que Celse l'avait lu.
Origène s'étonne quelque part que Celse ait oublié ou négligé de parler de saint Paul « qui, après Jésus, est celui qui a fondé les Églises chrétiennes ^. » Est-ce à dire que Celse ne connût pas ses lettres ou n'en eût pas entendu parler?
Celse, il est vrai, n'a pas prononcé le nom de saint Paul, de même qu'il n'a nommé aucun des rédacteurs des Évangiles, pas même saint Matthieu, dont il connaissait très-certainement la relation, mais il y a de sûrs indices qui prouvent qu'il avait feuilleté quelquesunes des épîtres de saint Paul ou tout au moins qu'il aVait recueilli quelques passages qu'on en citait. Origène lui-même le reconnaît lorsqu'il accuse un peu légèrement Celse d'avoir falsifié une pensée de PauP et lorsqu'après un autre passage de Celse, il écrit : K c'est tout ce que Celse a retenu de saint Paul ^ » Ce passage dans lequel Celse, rappelant les sectes diverses qui partagent les chrétiens, rapporte que chaque docteur s'écrie : « le monde est crucifié pour moi et je le suis pour le monde, » est une évidente réminiscence d'un texte de saint Paul \ Il en est d'autres encore, et Origène semble les avouer, soit qu'il accuse Celse de n'avoir pas su pénétrer les paroles de l'Écriture, soit qu'il accorde qu'il en ait eu quelque vague souvenir^.