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sième siècle avait perdu ses ardeurs, et n'avait plus le crédit dentelle avait joui parmi les chrétiens les plus austères à la fin du second siècle.
Il y a donc lieu de croire que Celse dans les passages où il parle des effusions prophétiques des chrétiens, des sectes entre lesquelles ils sont partagés, des haines qui les divisent et de leurs ardentes disputes, s'appuie soit sur des documents écrits, soit sur des témoignages oraux, soit sur ses observations personnelles. Pourquoi ce fragment de prophétie qu'il cite au commencement du livre VII * ne serait-il pas une transcription à peu près littérale d'une scène dont il aurait été le témoin ou qu'on lui aurait rapportée ? Ou a-t-il pu prendre, sinon dans des pièces écrites, les symboles, les figures et les noms étranges de personnages divins consacrés dans telle ou telle école gnostique ?
De môme le morceau sur « les cercles, les ruisseaux de l'Église terrestre et delà circoncision, la vertu qui émane de la vierge Prunice, l'âme vivante, le ciel qui pour vivre souffre la mort, la terre que l'on tue avec ï'épée, la mort qui doit cesser dans le monde après la destruction du péché, la descente parles lieux étroits, les portes qui s'ouvrent d'elles-mêmes, le bois de vie et la résurrection par le bois ^, » a tout à fait l'air d'un entassement volontaire d'expressions mystiques empruntées à divers écrits, détachées du contexte et cousues bout à bout dans une intention ironique. Il est facile, en matière semblable, de prêter aux écrits de ses adversaires l'apparence d'un inextricable galimatias.