Cont, Cels
qu'Ambroise veut qu'il réponde même aux objections qui lui paraissent à lui insignifiantes et frivoles ' ? Ne se targue-t-il pas de son exactitude scrupuleuse presque au commencement de chacun de ses huit livres? Ne dit-il pas quelque part : « Pour ne pas paraître éluder volontairement les articles de Celse, faute d'y pouvoir répondre, nous avons résolu de dissiper, autant que nous le pourrions, chacune de ses assertions, en ayant égard non à la suite et à Tenchaînement des idées qu'impose le sujet, mais à l'ordre tel quel qu'il a suivi dans son livre ^? » Ne voit-on pas comment Origène procède dans tout le cours de sa réfutation, citant un passage de Celse, puis y attachant sa réponse, ne craignant pas de se répéter^, reprenant souvent, en le coupant en diverses parties, selon qu'il contient des allégations distinctes et qu'on peut séparer, chacun des fragments qu'il a transcrits, et rattachant dans ce cas un passage à l'autre parla répétition des derniers mots ; ne cherchant pas d'autres transitions que celles-ci : « Après cela, il dit... » « Puis il ajoute... » « Ensuite il dit; » suivant enfin pied à pied son adversaire, alors même qu'il use de bouffonneries et d'outrages en place de raisons, sans se soucier d'introduire de l'ordre là où il lui parait qu'il n'y en a pas?
C'est de ces prémisses ou de considérations peu dif-