‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 125 sur 286 · Cont, Cels., I · texte numérisé non relu

Cont, Cels., I

tues faites de la main d'hommes souvent méprine sont pas des dieux, a été dit souvent déjà, et ite a écrit qu' « adresser des prières à des choses lées, comme si c'étaient des dieux, autant valait à des pierres ^ » Le pouvoir qu'ils semblent posleur vient de noms mystérieux et de l'invoca- 3 certains démons. Leur maître a fait par magie ) qui a paru de merveilleux dans ses actions, et a averti ses disciples de se garder de ceux qui, ssant les mêmes secrets, pourraient en faire ause vanter comme lui de participer à la puisdivine. Étrange et criante contradiction! Car ndamne justement ceux qui l'imiteront, comae pas le condamner lui aussi? Et s'il n'est pas posteur et un pervers pour avoir accompli ses jes, comment ceux-ci le seraient-ils plus que ur faire la même chose ^?

iomme, leur doctrine est une doctrine secrète^ : tent à la retenir une constance indomptable , et saurais leur reprocher leur fermeté. La vérité ien qu'on souffre et qu'on s'expose pour elle, et eux pas dire qu'un homme doive abjurer la foi embrassée, ou feindre de l'abjurer, pour se déro- X dangers qu'elle peut lui faire courir parmi les es. Ceux qui ont l'âme pure se portent d'un élan 1 vers Dieu avec lequel ils ont de l'affinité, et ne at rien tant que de diriger toujours vers lui leur ) et leur entretien^. Mais encore faut-il que cette

u. Cels., I, 5. Cf. Fragm. Phil. Grmcor. B. G. Didol, t. 1,

nt, CeU., I, 6.

ni. Cels,, I, 7.

«t. Ce/«., ], 8.

doctrine soit fondée en raison. Ceux qui croient sans examen tout ce qu'on leur débite ressemblent à ces malheureux qui sont la proie des charlatans et courent derrière les métragyrtes, les prêtres mithriaques ou sabbadiens et les dévots d'Hécate ou d'autres divinités semblables, la tête perdue de leurs extravagances et de leurs fourberies. Il en est de même des chrétiens. Plusieurs parmi eux ne veulent ni donner, ni écouter les raisons de ce qu'ils ont adopté. Ils disent communément : « N'examine point, crois plutôt » et : « Ta foi te sauvera ; » et encore : « La sagesse de cette vie est un mal, et la folie un bien K »

S'ils veulent me répondre, non que j'ignore ce qu'ils disent, — car je suis pleinement édifié là-dessus, — mais comme à un homme qui ne leur veut pas plus de mal qu'aux autres hommes, tout ira bien. Mais s'ils ne veulent pas, et se renferment dans leur formule ordinaire : « N'examine point, » et le reste, il faut au moins qu'ils m'apprennent quelles sont au fond ces belles doctrines qu'ils apportent au monde, et d'où ils les ont tirées ^.

Toutes les nations les plus vénérables par leur antiquité conviennent entre elles sur les principes essentiels. Égyptiens, Assyriens, Chaldéens, Indiens, Odryses, Perses, Samothraciens et Grecs, ont tous des traditions à peu près semblables ^ C'est chez ces peuples et non ailleurs qu'est la source de la vraie sagesse, qui s'est ensuite épanchée partout en mille ruisseaux séparés. Leurs sages, leurs législateurs, Linus, Or-

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