Cont. Ceis., I
phée, Musée, Zoroastre et les autres, sont les plus anciens fondateurs et interprètes de ces traditions, et les tûaîtres de toute culture. Nul ne songe à compter les tdfs parmi les pères de la civilisation, ni à accorder à ïoïse un honneur pareil à celui des plus anciens ages^ Les histoires qu'il a racontées à ses compa- :iions sont de nature à faire connaître ce qu'il était et e qu'étaient ceux-ci^. Les allégories par lesquelles on - tenté de les accommoder au bon sens ne sont pas upportables, et ceux qui ont essayé cette œuvre ont aontré sans doute plus de complaisance et de bonté 'âme que de jugement^. Sa cosmogonie est d'une uérilité qui passe les bornes. Le monde, certes, est utrement ancien qu'il ne croit ; et, des diverses révoluons qu'il a subies, soit par des embrasements, soit ar des déluges, il n'a entendu parler que du dernier, Blui de Deucalion , dont le souvenir plus récent a fait oblier les autres ^ Venu après les anciens sages, [oïse s'est instruit à leur école, leur a emprunté ce u'il a établi de meilleur parmi les siens, et s'est acuis à leur frais le titre d'homme divin que les Juifs lui onnent^. Ceux-ci avaient déjà emprunté auxÉgyptiens (UT circoncision. Ces gardeurs de chèvres et de brebis, étant mis à la suite de Moïse, se laissèrent éblouir par îs prestiges et persuader qu'il n'y a qu'un Dieu, qu'ils )mment le Très-Haut, Adonaî, le Céleste, ou Sabaoth i de quelque autre nom qu'il leur plaît de nommer le onde. Il importe peu du reste quel nom on donne au