PREMIÈRE PARTIE
imposteurs et des thaumaturges * ?] 0 lumière et vérité ! De sa bouche même et, en termes explicites, comme vos propres livres en témoignent, il annonce que d'autres se présenteront à vous, usant des mêmes pouvoirs, qui ne seront que des scélérats et des imposteurs ; et il nomme un Satan* qui doit faire quelques prodiges semblables. N'est-ce pas déclarer que ces prodiges n'ont rien de divin, mais que ce sont œuvres de causes impures ? La force de la vérité l'a contraint de démasquer les autres, et il s'est confondu lui-même du môme coup. Quelle misère donc de tirer des mêmes actes que celui-ci est un Dieu et ceux-là des charlatans ! Pourquoi, àpropos des mêmes faits, sur son propre témoignage, taxer de scélératesse les autres plutôt que lui ? Nous retenons son aveu : Il a reconnu que les prodiges ne sont pas la marque d'une vertu divine, mais les indices manifestes de l'imposture et de la perversité *.
Quelle raison donc enfin a pu vous persuader ? Est-ce aarce qu'il a prédit qu'après sa mort il ressusciterait^ ? — Eh bien, soit, admettons qu'il ait dit cela. Combien Tautres débitent d'aussi merveilleuses fanfaronnades K)ùr séduire les bonnes dupes qui les écoutent, et les exploiter en les abusant? Zamolxis de Scyihie^ esclave le Pythagore, en fit autant, dit-on, et Pythagore lui-
1 . RestituUon exigée par la suite des idées et fondée sur une indication d'Origène. — Cont, Cels,, II, 48.
2, Nous gardons Ia= leçon de ms, de Paris Kai Zaravâv tciocuTa rtvà irxpau.rtxavb)p.ivcv évc[i.â^£t. Lommatzscti et Migne donnent la eçon : Kaî Saravàv riva, un certain Satan. II est vrai qu'Origène éprenant la pensée de Celse écrit plus bas, § 53 : Kal Saravâç Tt$. — Cont, C«/«.,II, 4d.
3 Cont, Cels., II, 49.
^ 4. Cont, Ceh., II, 54.