‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 149 sur 286 · Cont, Ceh.y lil · texte numérisé non relu

Cont, Ceh.y lil

[Et ce goût d'orgueilleuse faction est tel encore aujouiv d'hui chez les Chrétiens que *,] si tous les hommes voulaient se faire Chrétiens, ceux-ci ne le voudraient plus'. Dans l'origine, quand ils étaient en petit nombre, ils avaient tous les mêmes sentiments, mais depuis qu'ils sont devenus foule, ils se sont partagés et divisés en sectes, dont chacune prétend faire bande à part, comme ils le voulaient primitivement ^. Ils se séparent de nouveau du grand nombre, se condanment les uns les autres, n'ayant plus de commun, pour ainsi parler, que le nom, s'ils l'ont encore. C'est la seule chose qu'ils ont eu honte d'abandonner; car, pour le reste, les uns ont une doctrine, les autres une autre ^.

Ce qu'il y a de remarquable dans leur société, c'est qu'on peut les convaincre de ne l'avoir établie sur aucun principe sérieux, à moins qu'on ne regarde conmoye tels l'esprit de parti, la force qu'on en peut tirer pour soi et la crainte des autres S car c'est là le fondement de leur communauté *. [Des enseigne-^ ments secrets achèvent de la cimenter ',] et on ne sait quels méchants contes fabriqués avec de vieilles légendes dont ils remplissent d'abord les imaginations de leurs adeptes, comme on étourdit du bruit des tambours ceux qu'on initie aux mystères des Corybantes •.

[Quelques beaux dehors ne manquent pas : dès le

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