S. Jean, Evang, XII, 25. -^ Ep» ùDiogt^ie
le monde n'a pas connu; de Tintelligence du Verbe, du premier-né qui en est la manifestation première et la révélation ; du combat de deux principes, la lumière et les ténèbres ; du retour à la vie par le délaissement du monde et de sa corruption, grâce à la foi au Sauveur, Ces rapports, si apparents qu'ils soient, ne prouvent pas que le gnosticisme soit sorti de la théologie transeendante des chrétiens d'Éphèse, et non plus que ceux-ci aient emprunté aux premiers gnostiques les traits par lesquels ils s'en rapprochent. Il est difficile et fort aventureux d'affirmer de part ou d'autre un lien de filiation. Si le système gnostique n'arriva guère à la pleine possession de lui-même avant le milieu du second siècle, époque à laquelle l'Évangile et les Épîtres de saint Jean étaient certainement composés — quoique ces écrits n'aient été cités sous le nom propre de l'apôtre que dans la seconde moitié de ce siècle, — les idées dont l'ensemble a 'formé ce système, fermentaient et faisaient éruption déjà avant la fin du premier siècle et inquiétaient les esprits prévoyants de l'Église à l'âge apostolique. Saint Paul, dans les derniers temps de sa vie, paraît les avoir visées dans son Épîire aux Colos^ siens. D'autre part, dans la première Epître de saint Jean, il y a maintes visibles critiques de plusieurs points qui font partie du dogme gnostique : « Qui est-ce qui est menteur, dit l'apôtre, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ? C'est un antechrist que cet homme-là ^ » — Et encore : « N'ajoutez pas foi à toutes sortes d'esprits, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu ; car il est venu beaucoup de faux prophètes dans le