DEUXIÈME PARTIE. J
de frères, des tromperies de mères, Dieu donnant à ses
enfants des ânes, des brebis et des chameaux, et des
puits auxjustes, encore des rivalités fraternelles, Thor-
rible vengeance de deux frères contre ceux de Sichem,
l'aventure de Lot et de ses filles, plus abominable que
celle de Thyeste, les frères vendeurs, le frère vendu,
le père trompé, l'affaire du grand panetier et du grand
échanson du roi et celle de Pharaon lui-même exph-
§uées par Joseph,, la délivrance et la merveilleuse for-
tane de celui-ci, les frères amenés p6ir la famine en
Egypte, la scène de reconnaissance, le transport du
eorps du père au tombeau, et par le crédit de Joseph,
l'illustre et divine race des Juifs prenant racine en
Egypte, s'y multipliant, cantonnée dans le plus vil coin
ïu pays, et s'en échappant ensuite en fuyant ^
Les plus sensés des Juifs et des chrétiens rougissent le toutes ces ridicules fictions et tâchent de se tirer l'embarras en ayant recours à l'allégorie^. Mais ces ■écits n'admettent pas l'allégorie, et celles qu'on a essayées sont plus honteuses et plus absurdes encore que es récits mêmes, en ce qu'elles trahissent l'effort extravagant qu'on a fait pour établir des rapports entre les choses où l'on n'en saurait trouver l'ombre '. Témoin la controverse de Papisque et de Jason*, livre plus propre à exciter la pitié et l'indignation que le rire. Je ne me propose pas de le réfuter. Son absur-
1. Coni, Cels,, IV, 42, 47. — Ces divers traits sont épars dans ces einq paragraphes. Ils devaient être apparemment cousus ainsi bout à bout et présentés d'une façon burlesque.