‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 164 sur 286 · Coni, Cels,^ IV · texte numérisé non relu

Coni, Cels,^ IV

4. S. Maxime in scholiis ad Dionîs : De myitica theologia c. 1. — S. Jérôme in quœstionibus in Genesim 1. 1 1 et Comm»in Epiit, ad Gaht, c, 3; font mention de ce dialogue qui n'est pas venu jusqu^à nOus.

dite saute aux yeux quand on a le courage de le parcourir. Mieux vaut apprendre [à ceux qui l'ignorent] quelle est la nature des choses ; que Dieu n'a rien fait de mortel ; que les essences immortelles seules sont ses ouvrages, et que c'est par celles-ci que les êtres mortels ont été faits. L'âme est donc l'œuvre de Dieu, mais le corps est d'autre nature, et à cet égard, il n'y a nulle différence entre le corps d'une chauve-souris ou d'une grenouille et celui d'un homme, car ils sont formés de la même matière et également sujets à la corruption * . La nature de tous les corps est la même, soumise aux mêmes vicissitudes, au même flux et reflux universel ^. De tout ce qui naît de la matière, rien n'est immortel^. Mais sur ce sujet, en voilà assez. Qui en voudrait savoir davantage, n'a qu'à suivre jusqu'au bout nos recherches *.

[Pour ce qui est du mal], il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais dans le monde ni plus ni moins de maux qu'il n'y en a aujourd'hui. La nature de l'univers est une et toujours semblable à elle-même, et la génération des maux toujours la même ^. Il n'est pas aisé de connaître l'origine des maux ^ quand on n'est pas philosophe. Il suffit de dire au commun des honmies que les maux ne viennent point de Dieu, qu'ils sont liés à la matière et inséparables des natures mortelles ^, que

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