‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 172 sur 286 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

gés de faire du bien aux hommes, que pourrait-ce être sinon des démons*?

Pour ce qui est des Juifs, il y a d'abord Keu de s'étonner que des hommes qui adorent le ciel et les anges du ciel ne fassent nul état du soleil et de la lune, des astres fixes ou errants, c'est-à-dire de ce qu'il y a déplus auguste et de plus puissant dans le ciel, comme s'il était admissible que le tout fût Dieu et que les parties qui le composent n'eussent rien de divin , comme s'il était juste d'honorer d'un culte religieux ces êtres qui, par l'effet de coupables opérations magiques ou dans les illusions du rêve, apparaissent, dit-on, on ne sait où, dans les ténèbres, sous forme de fantômes, à des gens endormis ou à des esprits troublés, et de ne compter pour rien ces brillants hérauts du monde d'en haut, ces anges vraiment célestes qui nous font à tous des prédictions si claires et si lumineuses, qui dispensent la pluie, la chaleur, les nuées, les tonnerres que les Juifs adorent, les éclairs, les fruits et toutes les productions de la terre, et auxquels eux-mêmes ils doivent la connaissance de Dieu ^.

C'est une autre de leurs extravagances de croire qu'après que Dieu aura allumé le feu, comme un cuisinier, tout le reste des vivants seront grillés^, mais qu'eux seuls demeureront, et non-seulement ceux qui se trouveront alors en vie, mais encore ceux qui seront

xaraSaîvovraç : descendus de la part ou d'auprès de Dieu. — On ne voit pas pourquoi Lommatzsch insère dans le teite et Migne en note iroiçà Oeov ou irapà 6tc6;.

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