‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 173 sur 286 · Cont, Cels., V · texte numérisé non relu

Cont, Cels., V

î. Cont. Cels,, V, 6.

3* Ms, de Paris : To (i.tv âXXo iràv i^oTrrrldsaOai. Lommatzsch et Migne écrivent plus exactement : ÉÇcTrTTjSiîaïaôai.

morts depuis longtemps, lesquels on verra' sortir de terre avec la même chair qu'ils avaient autrefois. C'est, à vrai dire, une espérance digne de vers. Quelle âme humaine, en effet, pourrait désirer rentrer dans la pourriture du corps ? Plusieurs même d'entre vous et d'entre les Chrétiens n'acceptent pas cette croyance, mais déclarent la chose absurde, abominable et impossible * . Y a-t-il un corps en effet qui, après avoir subi la corruption, puisse revenir à son premier état, et une fois dissout, se rétablir dans sa condition première? N'ayant rien à répondre, ils ont recours à la plus absurde des défaites : que tout est possible à Dieu. Mais Dieu ne peut rien faire de honteux ni rien vouloir de contraire à la nature. Que dans une horrible perver^on d'esprit nous nous soyons mis en tête quelque désir infâme, ce n'est pas à dire que Dieu puisse le réaliser, ni qu'il faille croire que la chose aura lieu. Dieu n'est pas le serviteur de nos fantaisies coupables et de nos appétits désordonnés, mais le souverain régulateur d'une nature où par lui régnent l'ordre et la justice ^. A l'urne il peut bien donner une vie immortelle ; mais, comme dit Heraclite, « les corps morts valent moins que le fumier. » Rendre immortelle contre toute raison * une chair toute pleine de choses qu'on ne saurait nom-

1 . Ôttots fAY)^ ûfxûv TOUTO TC ^<îr^\L% x%i TÛv xpioTtavûv Ivictç xctvvv £071* xxt TO o^b'^pft p.tapôv auTcù x%t âTro^TUOTcv àfAft xai à^^varov àwccpaîvGuoi. El m* de Paris aTroçaîvei. — Cont, Cels,-^ V, 14,

V. Ms, de Paris : Tti; ôpô^; xaî ^ucxtaç ffùattaç é ôio; iarvt dcp^VY^mc. Lommalzsch et Migne, sans avertir de la variante, écrivent Btôç m lieu de Ô Oso;.

3. Ms, de Paris : àirocpTivat irftpaXc*]^ci>;. Lommatzsch et Migne écrivent : rasa Xc-^cv, en avertissant en note que les. textes imprimés écrivent irvpaXcY&v en un seul uiot, sans faire nulle mention de la variante du ms*

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