Cont, Cels., V
5. Ce passage que nous mettons ici entre guillemets n*appartient pas à Celse. 11 y a ici, à la suite des citations, une lacune que nous avons, d'après les indications d'Origène, comblée par ces quelques mots. Le texte de Celse devait être plus étendu d'après ce mot d'Origène : « 11 (Celse) insiste fort longtemps sur TaccusatiOB qu'il tire de cette diversité de sectes. » — Cont, Cels, Y, 65.
de vérités qu'ils ont recueillies et gâtées par ignorance, infatués hors de propos de principes dont ils ne savent pas même le premier mot. Voici comme ils parlent'. Celse citait ici sans doute plusieurs paroles évangéligues sur la connaissance et Famour de DieUy sur la charité, et mettait en face de ces maximes des maximes des philosophes j prétendant que ces dernières avaient plus de clarté et de force ^. « Tout cela, concltmit-ilj a été bien mieux dit par les Grecs, et, sans cette enflure et ce ton prophétique, comme si Ton parlait de la part de Dieu et de son fils'. [D'ailleurs quel langage d'ennemis des Muses et de grossiers que celui dont ils se servent, et comment le mettre en parallèle avec celui des philosophes ? Ceux-ci ne prétendent pas faire accroire qu'ils ont été honorés de confidences d'en haut, et ne se piquent pas d'avoir vu la vérité face à face et delà révéler tout entière. Plus sage] Platon écrit ^ : « Que le souverain-bien n'est pas une chose qui se puisse exprimer par des paroles ; mais après un long commerce et une méditation assidue, il s'allume tout à coup comme une étincelle et devient pour l'âme un aliment qui la soutient à lui seul sans autre secours*... Si