‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 183 sur 286 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

j'avais cru, dit encore Platon, que cette science pût être enseignée au peuple par des écrits ou des pal'oles, qu'aurais-je pu faire de mieux dans ma vie que d'écrire une chose si utile aux hommes et de mettre pour tous* la nature en pleine lumière^? [Mais je crois que de tels enseignements ne conviennent qu'au petit nombre d'hommes qui, sur de premières indications, savent eux-mêmes découvrir la vérité ; mais non aux stutres^] car on n'aboutirait qu'à ceci : pleins d'un injuste népris pour le reste des hommes, et enflés d'une in- ^te et vaine confiance en eux-mêmes, ils s'imagileraient toutes les fois qu'ils énonceraient quelque îhose, qu'ils possèdent de merveilleuses connaissantes*. Mais Platon, encore qu'il ait enseigné ce qu'il est utile de savoir, ne remplit pas ses dicours de prodiges, ne ferme pas la bouche à ceux qui veulent s'enquérir^ de ce qu'il promet, ne commande pas de croire avant tout que Dieu est tel, qu'il a un fils de telle nature, et que ce fils descendu tout exprès s'est entretenu avec lui^.

« Je veux, ajoute Platon'', m'arrêter davantage sur ce sujet, et ce que je viens de vous dire vous paraîtra

1 . Le manuscrit de Paris porte ici : toT; warpàai irpoaYa'ysiv. Fol. 323, recto. Le texte de Platon toIc àv6p(d77ciç. 11 parait bien que Celse a écrit TOÎç 7râ<n.

2. Cont, Ceïs., VI, G. Cf. Plat. Ep., VII, p. 540. B. Gr. Dîdot.

3. Cette phrase, qui fait suite à la précédente dans Platon, est résumée par Origène et devait faire partie de la citation de Celse.

4. C^est la fin du passage de Platon avec un ou deux mots modi* fiés. — Cont. Cels., VI, 8.

5. Le manuscrit de Paris porte : Toû TrpoatpsTaOai p&uXcu.ivcu. P^ous lisons, avec tous les éditeurs npcaspeîodxi.

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