Cont. Cela., VI
7. Cette citation continue exactement la précédente que Celse interrompait seulement par une réflexion.
plus clair. Il y a en efiet une raison qui réprime la témérité de ceux qui veulent écrire sur quelqu'une de ces matières : cette raison je l'ai souvent exposée, et, à ce qu'il me semble, il faut la répéter encore. Ilya dans tout ôtre trois choses qui sont les conditions de la science : en quatrième lieu vient la science ellemême, et en cinquième lieu il faut mettre ce qu'il s'agit de connaître : l'être véritable *. La première chose est le nom, la seconde la définition, la troisième l'image , la science est la quatrième ^. » On voit donc que Platon, bien qu'il eût dit d'abord que ces hautes vérités ne sauraient être exprimées, cependant pour ne pas paraître chercher une vaine défaite, en alléguant l'inexplicable, rend raison de la question. En effet, peut-être le néant môme se peut-il expliquer'? et Platon n'a jamais voulu en faire accroire ni en imposer à personne [comme ceux que l'on sait] ; il ne dit pas qu'il ait trouvé quelque chose de nouveau et qu'il vienne du ciel pour nous l'apporter, mais il reconnaît d'où il l'a pris^. [Il n'impose pas ses enseignements, mais les propose ; il ne promulgue pas la vérité, il l'insinue, ou plutôt la fait sortir des esprits par des interrogations bien conduites, et les convainc parles réponses mêmes qu'il en tire. Mais ici entendez les dire*]: Croyez que celui dont je vous parle est le Fils de Dieu,
1 . Le texte de Platon porte Ô ^in •yvworov ?e xat àXYidé; èortv. On Si. — Le texte de Celse, manuscrit de Paris : xal àXiadû; loriv cv.
2. Coût. Ccls., YI,9. — Cf. Platon. Ep. VU. Bibl. grecq. Finnin- Didot, page 540.