Cont, Cels,, VI
6. Cf. HéracL^ frag. Bibl. Grecq. F.-D. MuUhac, tom. 1, p. 326. ,
« La réputation que j'ai acquise, Athéniens, me vient d'une [certaine*] sagesse, qui est en moi. Mais quelle est cette sagesse ? Apparemment une sagesse purement humaine, et je cours grand risque de n'être sage que de celle-là^. »
[Or, cette sagesse divine que ne s'attribuait pas Socrate, ils prétendent en faire goûter les mystères aux plus stupides et aux plus incultes de tous les hommes, à de vils et misérables esclaves ^,] ces charlatans qui évitent autant qu'ils peuvent les honmies de la société polie ^, parce qu'ils ne se laissent pas tromper aisément, pour prendre dans leurs filets les plus gros-
siers ^
[Ils enseignent une fausse et basse humilité, pâle imitation de ce que Platon a écrit de cette vertu*.] « Dieu, dit-il, suivant l'ancienne tradition, est le commencement, le milieu et la fin de tous les êtres. Il marche toujours en ligne droite'', conformément à sa nature, en même temps qu'il embrasse le monde •; la justice le suit, vengeresse des injustices faites à la loi divine ^. Quiconque veut être heureux doit s'attacher à
1 . Le texte de Gelse porte ^là ocçiav ; celui de Platon : ^tx rtvs aocptav. — Àpolog, Bibliot. Grecq. Firm.-Didot, t. I, p. IC.