‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 189 sur 286 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

gement, ni celle qui se montre différente dans les dif- . férents objets qu'il nous plaît d'appeler des êtres, mais

la science, telle qu'elle existe, dans ce qui est l'être par

excellence * .]

C'est apparemment en se fondant sur quelqu'une de ces paroles de Platon dont ils avaient une vague connaissance ^, que quelques chrétiens font sonner haut le Dieu qui est au-dessus du ciel, et s'élèvent ainsi audessus du ciel des Juifs ^. Platon a enseigné que pour descendre du ciel sur la terre ou pour monter de la terre au ciel, les âmes passent par les planètes *. Les Perses représentent la même chose dans leurs mystères de Mithra. Ils ont une figure symbolique des deux mouvements qui s'accomplissent dans le ciel, du mouvement des étoiles fixes et du mouvement des planètes, et un symbole analogue du voyage de l'âme à travers les corps célestes. Cette figure est une haute échelle composée de sept portes, avec une huitième porte audessus des autres. La première porte est de plomb, la seconde d'étain, la troisième de cuivre, la quatrième de fer, la cinquième d'un mélange de métaux, la sixième d'argent, la septième d'or. Ils attribuent la

U Nous suppléons ici à la citation du Phèdre qu^Origène allègue et a omise à cette place et dont il reprend un peu plus bas (§ 1 9 in fine) quelques mots. Ces quelques mots rappelés ne permettent nul doute à «e sujet. — Platon, Phèdre, B. G. Firmin-Didot, t. I. p. 712-713.

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