Homère. ~ Iliade^ I
vient-il plus du jour où lancé dans les airs, une &h clume à chaque pied , les mains enchaînées dans des liens d'or inextricables, ton corps était suspendu aa milieu de Téther et des nuées ? Les divinités du vaste Olympe s'indignaient, mais rassemblées autour de toi, elles ne pouvaient rien pour te délivrer. Celui qui rosait, je l'arrachais du seuil divin et le précipitais sur la terre où il tombait à demi-mort ^ . »
Ces paroles de Zeus à Héra doivent s'entendre comme des paroles de Dieu à la matière. Elles veulent dire qu'ayant trouvé au commencement la matière dans le dérèglement. Dieu la fit rentrer dans Tordre et l'enchaîna par les liens de l'harmonie, et que, pour punir les démons qui rôdaient autour d'elle comme pour déranger son œuvre, il les précipita dans les abîmes d'ici-bas. C'est en donnant ce sens aux vers d'Homère que Phérécyde a dit : « Au-dessous de cette région est la région du Tartare. Les Harpies et ThueUa (la Tempête), filles de Borée, sont conunises à sa garde, et c'est là que Zeus relègue ceux des dieux qui l'ont outragé. » Les mômes idées sont figurées sur le Péplum d'Athénè, qu'on expose aux yeux des spectateurs dans la pompe des Panathénées. Ce qu'on y voit représenté apprend à tous qu'une divinité sans mère, et vierge', triomphe de l'audace du fils de la terre. Mais dire que le fils de Dieu est puni par le diable, et qu'il nous apprend par sa patience à subir avec courage les peines qu'il nous inflige, c'est ce qu'il y a de plus ridicule au monde. 11 fallait, il me semble, punir le diable, et non