‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 207 sur 286 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

imbécile ou au premier imposteur venu de, s'en emparer et de se les approprier à loisir*. [Je me. parle pas au hasard.] De ces prétendus prophètes, j'en ai entendu plus d'un de mes.oreiUeSi et, après les avoir convaincus Je les ai amenés à avouer leur point faible^i et qu'ils débitaient au hasard tout ce qui leur passait par la cervelle.

[Quant à ceux qui se font fort des anciennes prophéties, ils seraient bien empêchés de justifier ce qu'on y attribue à Dieu de bas et de vil, de honteux et d'absolument indigne de sa pureté *.] On ne peut croire, en e£Eet, que Dieu puisse faire, sou&ir ou autoriser le mal. Et, est -il admisible que JUleu [comome on l'a dit] mange de la chair de brebis, boive du fiel ou du vv* naigre et autres choses semblables^? [Ce n'est pas assez que cela ait été prédit, la nature de Dieu y répugne ^] Étant posé, en effet, que les prophètes aient prédit du grand Dieu, pour ne rien dire de plus, qu'il serait esclave, qu'il serait malade ou mourrait, faudrait-il nécessairement que Dieu subît l'esclavage, la maladie ou la mort par la raison que cela aurait été prédit ? Faudrait-il qu'il justifiât sa divinité par sa mort? Non, mais les prophètes ne devaient rien prédire de semblable, car c'est un mal et une im^ piété. Il ne faut donc point considérer si une chose a été prédite ou non, mais si elle est digne de Dieu et

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