Cont, Cels., VU
5. Passage jusliQé par la nécessité de la transition et de l'enchafpemenl des idées.
bonne en soi : car ce qui est mauvais et indigne de lui, quand même tous les hommes dans un emportement de folie l'auraient prédit, ne doit point être cru de lui. Or, la question fort simple est de savoir si ce qui lui est arrivé, à lui [Jésus], supposé qu'il soit Dieu, est conforme à la piété [et compatible avec la nature divine '.]
Ne feront-ils pas aussi cette remarque : posé que celui-là, selon les prophètes du Dieu des Juifs, soit le fils de Dieu, comment le Dieu des Juifs leur cornmande-t-il, par l'organe de Moïse, de chercher les richesses et la puissance, de se multiplier de façon à remplir la terre, de massacrer leurs ennemis sans épargner les enfants et d'en exterminer toute la race, ce qu'il fait lui-même sous leurs yeux *, conmie Moïse le raconte? comment les menace-t-il, s'ils manquent à ces lois, de les traiter en ennemis déclarés ; tandis que son fils, l'homme de Nazareth, donne des lois tout opposées, déclare que le riche n'aura pas accès auprès de son père, ni celui qui recherche la puissance, ni celui qui affecte la sagesse ou la gloire ; enseigne qu^on ne doit pas plus s'inquiéter des besoins et de la subsistance de chaque joiu* que les corbeaux, qu'il faut se mettre moins en peine du vêtement que les lys, que si on vous donne un coup, il faut se présenter pour en recevoir un autre? Qui donc ment de Moïse ou de Jésus? Est-ce que le père, quand il a envoyé celui-ci, a oublié ce qu'il avait dit en tête à tête ^ à Moïse ? Est-ce qu'il a