TROISIÈME PARTIE. 36t
changé d'opinion, condamné ses propres lois, et chargé cet envoyé d'en promulguer de toutes contraires ' ?
[On sait, du reste, quelle idée basse et grossière ils se font de Dieu, lui attribuant des organes corporels, lui prêtant des inclinations et des passions purement humaines, incapables qu'ils sont de concevoir ce qui est pur et invisible par le seul efifort de la pensée ^.]
, Après leur mort, où espèrent-ils aller? Dans une terre meilleure que celle-ci. C'est que les hommes divins de nos anciens temps ont parlé d'une vie de félicité réservée aux âmes des bienheureux. Ce séjour futur, les uns rappellent les lies fortunées, les autres Champs Élysées, parce qu'on y sera délivré du lien des maux d'ici-bas ^. Ainsi Homère dit : « Les dieux t'enverront aux Champs Élysées aux confins de la terre... En ces lieux la vie est délectable*. » Platon aussi, qui enseigne l'âme immortelle, appelle le lieu où elle est envoyée une terre, en ce passage : « La terre est immense et nous n'en habitons que cette petite partie qui s'étend depuis le Phare jusqu'aux colonnes d'Hercule, répandus autour de la mer comme des fourmis ou des grenouilles autour d'un marais. Mais il y a
etLommalzsch — lequel ne semble pas oonnailre la leçon du maniMcrit, ou du moins ne la marque pas comme lelle — changent ce mot spirituel en celui de <!]rieTâ^%To. — L'expression du manuscrit est à la fols plus forte et plus vive en ce qu'elle rappelle que Moïse a conv^ersé avec Dieu et a reçu ses instructions dans un entretien particulier. 11 est vrai qu'au § 25 du m6me livre, la phn^se est reprise par Origène avee