‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 239 sur 286 · Descartes, Édition Garnier, tome IV, p · texte numérisé non relu

Descartes, Édition Garnier, tome IV, p

dans son ' argumentation et que son zèle à relever lies animaux ne ressemble parfois à une gageure. Son histoire naturelle est une histoire naturelle de fantaisie. Montaigne qui ne connaissait pas notre Celse a cité les mêmes faits, sans presque en excepter im seul, pour inviter Thonmie à se défaire d'un sot orgueil •• L^intention est louable, mais les historiettes sont peu sérieuses. Les fins divines, il est vrai, nous échappent : mais rhomme peu à peu s'est fait et se fait le maître des choses, s'en empare et les plie à son service «et il paraît bien que celui qui est roi par travail et lente conquête est roi par nature, et que le fait ici est la preuve et le témoignage du droit. Il serait oiseux du reste de s'arrêter longuement ici à discuter un passage qui n'est dans l'œuvre de Celse qu'une échappée philosophique et où l'auteur semble avoir moins péché par les principes généraux que parle détaU des exemples dont il les a curieusement entourés.

Celse revient à sa thèse et conclut contre les Juifs et les chrétiens que nul Dieu, ni fils de Dieu n'est descendu ni ne descendra jamais ici-bas. Reste alors que ces êtres envoyés de Dieu soient des anges ou des démons, c'est-à-dire des divinités inférieures et subalternes. Celse semble accorder ce point avec les philosophes les plus religieux de son temps. Ensuite il attaque la religion des Juifs, leur prête cette inconséquence d'adorer le ciel et de refuser de rendre hommage aux corps célestes, leur reproche d'enseigner le châtiment final par le feu et la ressurrection des corps: Puis il s'arrête court en quelque sorte dans cette polé-

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