De Rossi, Inseript, Christ, urbis Rom», p
2. TertuU., Ad Scapulam, 5. — Cf. WaddigntOD^ Fastes des /irovinces Asiatiques de l'empire Romain^ p. 239.
a. TertuU., Ad Scapul., 4.
cœur vis-à-vis de la vieille religion d'État, nourries dans d'autres croyances, faisant bon marché des traditions et des coutumes d'Occident, éprises, aussi peutêtre d'une certaine mysticité, que satisfaisaient mal les formes sèches et froides de la Uturgie légale, voyaient sans colère une religion qui avait poiu* berceau la Syrie palestinienne, c'est-à-dire le ciel qui les avait vues naître, et éprouvaient tout au plus quelque jalousie en face de ses progrès et de sa croissante invasion. Il semble que Septime-Sévère, dans l'édit rapporté par Spartien*, par lequel il interdisait les propagandes juive et chrétienne, n'ait fait autre chose que donner une forme légale à ce sentiment et que sanctionner, en l'étendant au christianisme, le blâme émis par Celse contre ceux qui, nés au sein ds l'hellénisme, abandonnent la foi et le culte de leurs ancêtres, pour embrasser les croyances et les pratiques judaïques.
Or, c'est du salon philosophique de Julia Domna, et sur le conseil de celle qui y présidait, que sortit La Vie d'Apollonius de Tyane. Philostrate, qui tint la plume en cette circonstance, le dit positivement. Des opinions philosophiques ou religieuses de l'auteur, nous ne saurions rien dire, en l'absence de données historiques, et toute supposition à ce sujet serait ici purement gratuite. Philostrate est un sophiste, fils de sophiste et oncle ou grand-père d'un autre portant le même nom. Sophiste, c'est-à-dire bel esprit, improvisateur, conférencier, et, comme on dit parmi nous, homme de lettres, avec quelque chose de plus actif, de plus militant et de moins sédentaire. Le talent, l'habi-