CORNELIUS FRONTON
Dédaigneuse indifférence des lettrés Tis-à-TÎs du christianisme au premier siècle
et dans la première moitié du second. — Nulle mention des écrits apologétiques
chrétiens. — Cornélius Fronton et son école. — Décadence du goût et recherche
immodérée de l'archaïsme. — La déclamation de Fronton contre les chrétiens
attestée à deux reprises dans YOctavius de Minucius Félix. — Caractère de ce
dialogue. — Résumé du Discours de Cécilius et rapports Traisemblables entre ce
discours et la polémique de Fronton telle qu'on peut l'imaginer. — Le graffito
du crucifié à tête d'âne du Palatin. — Origine de la bizarre tradition de ce culte
prétendu de la tète de l'âne. — Silence de Cécilius sur certains griefs imputés
aux chrétiens. — Le point de vue de sa polémique paraît pouvoir être attribué
à Cornélius Fronton.
Au milieu de rétourdissement général de la vie païenne et de Fextrême confusion des croyances et des pratiques religieuses, le christianisme au premier siècle fit peu de bruit.
L'exécution de Fan 64, ordonnée par Néron, jeta dans le monde le nom des chrétiens et l'apprit à la société polie. Les plus honnêtes gens et les plus humains ressentirent alors à Rome un mouvement de pitié pour ces malheureux, sacrifiés si cruellement afin de couvrir l'honneur d'un prince exécrable et détesté * . L'oubli sui-