Vit, ApolU, ni, S
des jeux et de la mollesse et de toutes les occupations autres que la philosophie, leur apprenant par de vives images à s'entr'aider les uns les autres. Pendant qu'il parlait sur ce sujet, « il vit des moineaux perchés sur des arbres et silencieux ; un autre moineau vola vers eux en poussant des cris comme pour les avertir de quelque chose ; alors ils se mirent tous à crier et s'envolèrent en le suivant... » Alors, changeant de propos, il dit : « Un enfant portait du blé dans un panier. Il est tombé et s'en est allé, après avoir mal ramassé son blé, en en laissant plusieurs grains épars dans telle rue. Le moineau l'a vu et est venu chercher les autres pour les faire profiter de cette bonne aubaine et les inviter en quelque sorte à son festin. » La plupart de ses auditeurs se mirent à courir pour vérifier le fait... et comme ils revenaient tout émerveillés : « Vous voyez, leur dit-il, comme les moineaux s'occupent les uns des autres , conmie ils aiment à partager leurs biens ; et nous , loin de faire coname eux , si nous voyons un homme faire part de ses biens aux autres, nous lui donnons les noms de dépensier, de prodigue et autres semblables ^ » Il annonça que la peste était proche ; mais les Éphésiens, ayant l'esprit aveuglé, il les laissa, et parcourut l'Ionie, corrigeant le mal et laissant partout sur son passage de salutaires enseignements.
A Smyrne, on l'entendit demander aux dieux d'épargner la ville. — Il pressentait le [tremblement de terre qui devait, un peu plus tard, la ravager, — exhorter les habitants à s'inquiéter plus de leurs âmes que de la