Jean, VHI, 1-11 ; — Vit. ApolL, I
2. Matth., XVII, 14-21. —Marc, IV, 14-29. — Luc, IX, 38-4»? — Vit, ÂpolL, ni, 28.
semeur, dit Jésus, s'en alla semer son grain et, en semant, une partie de la semence tomba le long du chemin, où elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent... * » « Un enfant, dit Apollonius, portait du blé dans un panier. Le panier est tombé, ^t Fenfant s'en est allé sans tout ramasser... » L'enseignement des deux paraboles n'est pas le même, et l'analogie est peut-être ici fortuite. Nous la notons cependant. Si elle vaut peu par elle seule, elle mérite cependant d'être relevée à côté des autres.
Dans les Actes des Apôtres^ un membre de l'Église, dit prophète, du nom d'Agabus, allant de Jérusalem à Antioche, prédit une famine. Apollonius annonce la peste qui va sévir à Éphèse.
L'activité prédicante d'Apollonius en Asie Mineure et en Grèce ressemble tout à fait à celle de saint Paul. On dirait que Philostrate a eu ici sous les yeux et a suivi librement le livre des Actes.
Comme saint Paul, Apollonius prêche à Athènes, et avec plus de succès que l'apôtre, car « beaucoup, pour venir à lui, quittaient les mystères. » Cependant, de même que saint Paul s'était heurté au dédain des beaux esprits, de même Apollonius trouve quelque opposition. L'hiérophante d'Eleusis refuse de le recevoir aux cérémonies sacrées; et, pendant un de ses discours, il est interrompu par un éclat de rire.
A Lystres, saint Paul et son compagnon avaient été pris pour des dieux et on s'était apprêté même à leur rendre les honneurs divins. A Lacédémone, l'enthousiasme qu'excite Apollonius est tel, qu'on songe à lui