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sième siècle, les temples érigés en son honneur s'étaient multipliés*. En 272 Tempereur Aurélien irrité contre la ville de Tyane, qui lui avait fermé ses portes, voulait la détruire de fond en comble. Une tradition rapporte qu'Apollonius lui apparut, désarma sa colère et inclina son àme àla clémence et au pardon*. Vopiscus qui rapporte cette tradition, consignée, dit-il, dans les livres de la bibliothèque Ulpienne ajoute : « Y eut-il jamais de mortel plus saint, plus grand, plus vénérable, plus divin que lui? Il a rendu la vie à des morts, il a fait et dit bien des choses au-dessus de la portée ordinaire des hommes. Quiconque est curieux de les connaître peut lire les auteurs grecs qui ont écrit son histoire. Pour moi, si je vis, je donnerai, sous les auspices de ce grand homme, un abrégé de sa vie, non que ses actions aient besoin de ma plume, mais pour étendre encore davantage la connaissance de choses si dignes d'admiration^. »
Nous ne savons si le brevet de divinité, décerné à Apollonius avait suscité un supplément de panégyriques, ou si Vopiscus, quand il renvoie ses lecteurs aux livres grecs, veut parler des écrits de Méragène, de Maxime d'Égées et de Philostrate, ou s'il entend seulement les huit livres de ce dernier. Cette dernière hypothèse est
1. In multis ejus (Apollinii) iinaginem viderai lemplis AureUanoB. — Flav. Vopiscus, Divus Aurelianus, 24.