‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 271 sur 286 · Flav, Vopiscus, ibid · texte numérisé non relu

Flav, Vopiscus, ibid

3. nie morluis reddidit vitam. Hle muUa ultra homines et feeit et dixit : quie qui veiit nossé Grsecos légat libres qui de ejus vita conscripli sunt. Jpse aulem, si vila suppetat, atque ipsius viri favor juverit, breviter saltem tant! viri facta in lilteras mittam : non quod illius viri gesta munere mei sermouis indigeant, sed ut ea quœ miranda sunt, omnium voce prœdicentur. — Flav. Vopisc., ibid.

la plus vraisemblable * : pourtant, il ne serait pas étonnant qu'après l'apothéose, le branle une fois donné à l'opinion, une pousse d'écrits narratifs éi édifiants fût éclose autour du nouveau dieu. En tous cas, le passage que nous citons atteste un état d'opinion dans les dernières années du troisième siècle. La dévotion des païens à la mémoire d'Apollonius persista même après le triomphe du christianisme, et, vers la seconde moitié du quatrième siècle, alors que Synamaque en Occident et Libanius en Orient, la plume à la main, livraient, pour l'honneur des armes, un dernier combat en faveur du paganisme suspect et à demi opprimé à son tour, Eunape obstiné partisan de l'Hellénisme rendait encore témoignage à Apollonius : « Ce n'était pas seulement un philosophe, dit-il, mais un être intermédiaire entre l'homme et les dieux... Philostrate qui a écrit sa vie eût dû l'appeler « passage d'un dieu parmi les hommes, »

Nous n'avons pas à suivre plus loin la fortune d'ApoUonius. 11 va sans dire que sa nouvelle divinité tomba avec les autres. Parmi les chrétiens, les uns revinrent au point de vue de Lucien, et le regardèrent comme un charlatan ; les autres, qui ne niaient pas les prodiges qu'il avait opérés, le réputèrent ministre du démon et détestable magicien.

Il reste ce fait où nous nous fixons : obscur ou méprisé jusqu'à la fin du second siècle, Apollonius fut introduit au commencement du troisième dans la famille des dieux ou des héros tutélaires, et obtint les honneurs

1. Eunape ne cite comme historien d'Apollonius que Philostrate* r-» Eunap., ViiaB — B.-G. Firmin-Aidot, p. 454.

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