‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 274 sur 286 · Lampride, Héliog · texte numérisé non relu

Lampride, Héliog

. 4. Hérodien, V, la.

5. Constituerai et coiumnam unam dare ingentem, ad qaam ascenderetur inlrinsecus. ita ut in summo Heliogabaium Deum collocaret : sed tantum saxum non invenit, quum id de Thebaide afferre.cogitaret. — Lampride, IJéiiog.y 25.

gabal; et le spectacle des jongleries et des turpitudes variées que donna à Rome le jeune prêtre du Soleil devenu empereur, déshonora le nouveau culte, et dut en dégoûter les Romains * . Cependant, si Ton peut dire qu'un empereur ait consacré les croyances syrienAes, se les soit appropriées, leur ait donné la sanction de son autorité souveraine et le caractère de rites publics dans la capitale de Tempire, ce fut le successeur de Macrin, le petit-neveu de Julia Domna, plus de cinquante ans avant Aurélien. C'est lui qui, le premier, entreprit d'établir dans l'empire le culte oriental du Soleil comme le fondement de toutes les autres formes religieuses.

Il nous parait, en effet, qu'il ne faut pas prendre à la lettre et en toute rigueur ce mot de Lampride qu'Élagabal voulut détruire la religion romaine pour installer sur ses ruines le culte unique de son dieu SoleiL L'ar»^ deur et la dévotion frénétique du jeune fou dépassaient, il est vrai, toute limite ; mais ce serait mal comprendre l'époque et l'honune que de voir dans ce fanatisme immodéré, et dont les pratiques scandalisaient les vieux Romains, quelque chose d'analogue à l'esprit d'intolérance doctrinale qui caractérisait le monothéisme juif ou chrétien. Le texte de Lampride doit être interprété par d'autres passages du même auteur ou des auteurs contemporains. Or Lampride rapporte qu'Élagabal disait que les autres dieux sont les ministres, les cham* bellans et les serviteurs de son Dieu. Le temple qu'il lui avait fait construire sur le Palatin, entouré de nombreux autels, dit Hérodien, était comme l'asile de tous^

!• Dion, dans Xiphilin« dil au'après la mort d'Ëlagabal la diçu nouveau disparut de Rome. — O ti ÊXi6^a€oiXo( aùH; îx rrn Pcif&vi; isavrai^aoïv t^tTTioi. — XTilY. in fine, ,

les dieux, le centre de tous les mystères sacrés, la résidence de la cour céleste dont le dieu Soleil était le chef*. Il fallait même, selon le même prince, y transporter le culte des Juifs, des Samaritains et des chrétiens, pour que les prêtres de son dieu Héliogabaile eussent le secret de toutes les religions*. Et lorsqu'il se rendait en été, conduisant en grande pompe la pierre noire d'Ëmèse, au temple des faubourgs, Élagabal yoijlait que tous les dieux fussent portés dans la procession sacrée, à la suite de son dieu'.

De même Caracalla, un peu auparavant, nous apparaît, dans son règne sanglant, fort occupé de démonstrations religieuses plus orientales que romaines, adonné aux opérations magiques et aux évocations de morts *, entouré de devins et d'astrologues, prétendant imiter le Soleil quand il conduisait des chars dans le cirque ^. Enfin, Alexandre-Sévère, plus sérieux, de tête plus saine et de mœurs mieux réglées que Caracalla et Élagabal, moins entêté que ce dernier de superstitions syriennes, bien que, par moquerie, plusieurs l'eussent appelé grand-prêtre et chef de synagogue syrien*, était si étranger à toute dévotion exclusive,

1 . Sed ubi primum ingressus est orbem, omissis ifs qam in profilcia gerebenlur, Héliogabalam in Palatino monte juxta «des impeimtorios consecravit, eique templum Tecit, studens et Matri» typam, et Vest» ignem et Palladium, et ansilia, et omnia Romanoram venenâdi in illud transferre ttiuipluiu. — Lauipride, UHiotfab.^ d. — Cf. Héfiodien, Hi»t, Rom,, V, 13, IC.

2. Dicebat praeterea Judsorum et Samaritanoram religiooet et Chrittianam devolionem illuc tranfiferendam ut. omnium eulturanui eecretum Heliogabali saccrdotium teneret. — Lampride, IftéNogab,, I.

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