‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 30 sur 286 · Waddinglon, Mémoire sur la vie d'Mlius Aristide^ passim · texte numérisé non relu

Waddinglon, Mémoire sur la vie d'Mlius Aristide^ passim

nombreux aussi que dans les provinces occidentales et septentrionales de Tempire. En tout cas, il faut prendre le mot souvent cité de Tertullien comme une enflure oratoire, et se souvenir à ce propos que Farithmétique des partis militants, quand ils comptent leurs forces^ comporte toujours une grande fantaisie. La foi passionnée et l'habitude de vivre exclusivement avec ceux qui la partagent, de ne voir et de n'entendre qu'eux seuls et de ne faire nul état des autres, produisent en tout temps de singulières erreurs de perspective. Les petits groupes, aux yeux des adhérents, se transforment ainsi en multitude. Le reste est pour eux non avenu et compté pour rien. Or, le reste, pour ce qui est des païens dans la dernière moitié du second siècle, c'était, peu s'en faut, tout le monde.

Le premier écrivain païen qui ait pris la plume contre les chrétiens, est un bel esprit du milieu du second siècle, Cornélius Fronton, le maître d'éloquence de Marc-Aurèle, une des voix les plus agréables aux oreilles de ce temps, mais le dernier auquel on eût pu attribuer uïie pareille polémique.

Fronton était né à Cirtha, en Afrique. Il se fit connaître h Rome, sous Hadrien, parcourut successivement les divers degrés du cursus honorurriy fut triumvir capital, questeur, édile, préteur, consul suffect au 1®' juillet de l'an 143, et admis douze ou treize ans plus tard au tirage au sort des deux grandes provinces proconsulaires ^ Son compétiteur admis à choisir avant lui, ayant pris la province d'Afrique qu'il eût souhaitée, il se proposait de partir pour l'Asie. Le mauvais état

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