Inscriplioa de Galama, Léon Reoier. — - Ituc, Afrie»f2Tn
le sa santé ren.empêcha*. Sa vie ne se prolongea guère m delà de Tan 170.
Fronton est un pur lettré, le promoteur d'un essai de renaissance littéraire, et comme le chef d'une sorte i'école romantique. La forte et naturelle simplicité des ferîvains des grands siècles, faite de bon sens et de sage mesure, ne s'imite pas ; et, quand le goût a baissé avec les âmes, cette simplicité est d'ordinaire réputée chose trop unie, fade et vulgaire. Au milieu du second siècle de l'empire, les beaux esprits prirent pour modèles non les écrivains du siècle d'Auguste, chez les- (juels toutes les qualités étaient si bien fondues et tempérées , qu'ils leur semblaient manquer de couleur et de relief, mais les vieux auteurs. Ennius fut préféré à Virgile, et Porcins Caton à Cicéron.
L'archaïsme devint à la mode. Chez les contemporains d'Ennius et de Caton, le fond emportait la forme. Chez ceux de Fronton, la solide matière de l'éloquence des vieux âges faisait défaut. Le genre démonstratif dominait : il nourrissait les récitations publiques et envahissait le barreau. Le souci des procédés et la recherche curieuse des mots s'allient mal avec l'inspiration. De la préciosité et de l'archaïsme naquit une certaine barbarie efféminée dans le langage, on ne sait quoi d'amolli et de sec, d'énervé, d'artificiel, de fané et de vieillot. Fronton possédait à fond le matériel de la langue, connaissait la valeur et les moindres nuances des sjTionymes ; mais, comme tant d'autres après lui, il a prouvé qu'il ne suffit pas de savoir le dictionnaire pour être un grand écrivain ; et l'admiration dont il fut