‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 44 sur 286 · Lucien, JupU, trag · texte numérisé non relu

Lucien, JupU, trag

an nez des dieux, et leurs défenseurs seront réduits au silence ^ » . Mais ce n'était pas au profit des ^icuriens que devait avoir lieu la défaite des dieux, bien que les philosophes de cette École, et Lucien plus que les antres, y eussent travaillé.

Rien encore à ce moment ne faisait prévoir cette défaite. On voyait naître au contraire des divinités nouvelles, et s'ouvrir aisément de nouveaux sanctuaires. Cependant la complaisance des âmes à se donner, la facilité d'éclosion et de propagation des cultes sous le règne des Antonins prouvaient, ce semble, Tinquiétode et la lassitude, et en même temps le désarroi général des consciences-

En Attique, dans la campagne de Marathon, et dans les environs, on honorait comme un demi-dieu mstîque le Béotien Sostrate que Philostrate appelle Hercule, et que dans le pays on avait surnommé Agathion, parce qu'il passait pour le bon génie de la contrée *. C'était un homme d'une taille et d'une force extraordinaires, fuyant le monde et la foule, vivant de la TÎe sauvage, se nourrissant du lait des chèvres, des brebis, des ànesses, des vaches et des juments, vêtu de peaux de loups grossièrement ajustés, et, à la façon de son patron Hercule, délivrant le pays des bêtes féroces* On le disait né de la Terre comme les Titans. Le sophiste Hérode-Atticus, qui conversa avec lui, lui demanda un jour s'il n'était pas immortel, et lui reconnaissait tm caractère divin ^ C'est assez dire que les campagnards

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