‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 45 sur 286 · Lucien, Jupit, trag · texte numérisé non relu

Lucien, Jupit, trag

2. Sostrate le Béotien, que les Grées appelaient Heroul», pcnoadés qu*il était le demi-dieu lui-inéme. — Lucien, DémcnaXf 1.

3. Euvîixiv ù; ^gctpbovîa cpuai; Iiiq mçl tôv àv^pfli* -^ Philortfile) Vit. Sophist,, 11, 1, IG.

LES FfilLOSOPHBS ET LES CHRÉTIENS. ii7

incultes des environs le lévâraient et le consultaieiït comme wi être d'une essence supérieure i Tlmmanité'.

Ailleurs, dans la Troade^ un certain Néryllis ou Néryllinus s'hait attiré la réputation de prophète et de guérisseur divin. Athénagore, dans son apologie adressée aux efi^ereurs Marc*-Aurèle ^ Lucius Commode, émte entre la fin de Tannée 176 et la première moitié de Tannée 178 ^, rapporte qu'on lui avait élevé plusieurs statues à Troas, et que Tune d'elles^ à laquelle on attribuait spécialement la vertu de rendre des oracles et de guérir les malades, était alors fréquemment couronnée de fleurs et honorée d offi*^ides et de sacri-

L'histoire d'Alexandre d'Abonotichos est bien plus surprenante encore.

Il était né à Abonotichos, petite ville de Paphlagonie, près de la côte du Pont-Euxin. Il résolut d'être pro- {diète en son pays. Élève d'un disciple d'Apollonius de Tyane, il se donna pour le missionnaire, Tinterprète, et le fils même d'Esculape, et, pendant plus de vingt ans, remua non-seulement les provinces voisines de la Bithynie, de la Cappadoce, du Pont, de la Cilicie et de la Galatie, mais l'Italie et Rome même.

Dans le demi-jour du sanctuaire du temple que les habitants d'Abonotichos lui avaient élevé, et où il se tenait avec son serpent sacré, auquel il avait fabriqué uae tête humaine, le divin Glycon, Alexandre suffisait

Page 1