Dialog. Mortuor., XVI
de récits merveilleux, il fait raconter par l'un d'eux qu'un Babylonien appelé auprès d'un vigneron mordu par une vipère et qu'on venait d'apporter sur un^ civière, livide et près d'expirer, chassa le poison par* ses enchantements et guérit l'homme si subitement» que celui-ci prenant sur son dos la civière s'en retourna aux champs ? Que ce même Babylonien en prononçant sept mots sacramentels tirés d'un vieux livre \ purgea le pays des serpents qui l'infestaient ? lorsqu'il fait dire à un autre : qu'il a vu des hommes voler en l'air, marcher sur l'eau, évoquer des démons, ressusciter des morts en putréfaction^? lorsqu'il met dans la bouche d'un autre ces paroles : « Tout le monde connaît le Syrien de Palestine si expert dans la guérison des démoniaques, qui, rencontrant sur son chemin, à certaines époques de la lune, des gens qui tombent en épilepsie, roulent des yeux égarés et ont la bouche pleine d'écume, les relève et les renvoie, moyennant un bon salaire, délivrés de leur mal. Quand il est auprès des malades, il leur demande comment le démou leur est entré dans le corps : le patient garde 1© silence, mais le démon répond en grec ou en barbare 9 et dit qui il est, d'où il vient et comment il est entré dans le corps de cet homme. C'est le moment qu'il choisit pour l'adjurer de sortir ; s'il résiste, il le menao ^ et finit par le chasser. J'en ai vu moi-môme sortir u.* tout noir et la peau enfumée. » Aquoiun interlocutecBJ répond qu'il est tellement habitué à voir des démoEr^s qu'il n'en a plus peur « surtout depuis qu'un Arab ^>
1 . Èivtmm Uparixoé Tiva îk ^îêXcu iroXaiâc 6vdfi.aTa inroc. — Luei Philopseudès^ 12.