‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 6 sur 286 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

du siècle dernier, et peut-être aussi celle du nôtre sont aussi nouvelles et originales qu'on le dit. Le livre de Celse est un livre de combat. L'accent de l'adversaire et même de l'ennemi y perce presque partout. L'ironie, l'amertume, les menaces y débordent çà et là. On voit cependant que ce n'est pas un esprit politique étroit ni un fanatisme aveugle qui l'a dicté. Il y a des passages où respire l'âme de Platon. A la fin de son discours, Celse promettait un autre livre, qui devait avoir un caractère plus doctrinal, et servir de conclusion et

de couronnement à celui-ci. Il faudrait l'avoir *

pour juger équitablement l'œuvre entière du philosophe païen. Par malheur, ce second discours n'existe pas : nous ne savons pas même si Celse l'a écrit. Il est très-remarquable déjà que le Discours véritable se termine par un appel à la concorde, à la paix des âmes, compatible selon Celse avec la diversité acceptable des croyances, à l'union de tous les bons citoyens dans la défense de la civilisation contre les Barbares qui la menacent. L'idée de la patrie romaine fait ici sa première apparition.

Pendant les trente ou quarante ans qui sépa-

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