Lucien, Veorvm Concil,^ 4,5; Dialog, Deorum, passim
dieux bizarres et monstrueux de TÉgypte, et toutes les divinités, alors à la mode, de Phrygie et de Syrie, et tous les rites et toutes les cérémonies vieilles ou nouvelles, c'est tout un pour Lucien : mensonge, imposture, préjugé, charlatanisme.
<( Ces malheureux, comme il dit, qui se figurent qu'ils vivront éternellement, » sont pour lui une variété dans la foule des dupes et des fous dont le monde est peuplé. Encore que leur bienveillance soit trop prompte, leur crédulité trop facile, qu'ils se donnent sans y regarder de près * aux opinions qu'on leur enseigne, et aux fourbes habiles et de moralité équivoque qui les séduisent et les exploitent ; le grief est léger. Pécher par excès de bonhomie n'a rien de particulièrement flétrissant.
Ils s'appellent frères entre eux, ils considèrent le malheur qui frappe l'un d'eux comme un malheur public, s'en émeuvent, et s'évertuent individuellement et en commun à aider celui qui est frappé, à le secourir, à le défendre, à le consoler. Rien ne coûte à leur dévouement désintéressé. C'est Lucien qui le dit. Y a-t-il donc lieu de rire ? Et un tel témoignage est-il vraiment à la charge des chrétiens ? Lucien a-t-il parlé d'un autre culte qui inspirât pareils sentiments de charité et d'abnégation? Et quant à ce grief de crédulité excessive, ne les en lave-t-il pas lui-même quand il les montre ailleurs seuls résistant à l'entraînement général devant Alexandre d' Abonotichos ^ ? Mais en face du pouvoir armé qui les proscrit, ils ne fléchissent
t. Avsu Tivô; àxpi^ou; mazitaz Ta j'otaùra 7rapa(^i^au.ivot. — Lucien. De mort, Peregrin, 13