‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 74 sur 286 · Keim, Cehus* wahresWort, p. 262, in-8o, Zurich · texte numérisé non relu

Keim, Cehus* wahresWort, p. 262, in-8o, Zurich

174 LES PERSÉCUTIONS DE L'ÉGLiStt.

et Tantagonlsme aigii des deux religions, sont portés k considérer Fouvrage de Celse comme plus récent eti en avancer la composition au troisième siècle et jmqufl dans les environs de Tan 240 *.

Entre ces deux opinions extrêmes, il y a, comme on voit, un écart d'un siècle entier. Les raisons données par ceux qui choisissent une date vers 240, raisons que nous avons indiquées et qui ne sont pas sans valeur, quoique la conclusion chronologique qu'on en tire n*en résulte pas nécessairement, peuvent être opposées victorieusement à Topinion de ceux qui se décident pour le milieu du second siècle.

Au miUeu du second siècle, des semences gnostîcpieg avaient déjà germé çà et là. Marcion s'était fait cou* naître à Rome, mais le cinquième et le sixième livre du traité Contre Celse^ étudiés dans les seuls fragments du polémiste païen, nous montrent la pleine floraison du gnosticisme ; à côté des marcionites et des carpocratiens, les ophites et les marcelliniens qui ne parurent qu'en 157 et 1 68, remplirent la fin du second siècle et se prolongèrent encore fort avant dans le troisième.

En second lieu, la mention que Celse fait de la persécution au livre VII, et bien plus précisément encore au livre VIII, ne convient pas du tout au commencement du règne d' Antonin , pas même aux dernières années de ce règne. Les adjurations adressées par Celse aux chrétiens de servir l'État dans ses périls et de travailler avec tous les bons citoyens à le préserver de* barbares, ne conviennent pas non plus au temps pacifique d'Antonin le Pieux ^. Le fait de s'adresser au^

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