‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 75 sur 286 · Cont.CeU,,y · texte numérisé non relu

Cont.CeU,,y

chrétiens comme à une puissance avec laquelle il fallait déjà compter est, à priori, moins vraisemblable en i 40 qu'en 1 80 ou plus tard encore.

Une ou deux allusions au fait du partage du pouvoir souverain ^ exclut aussi absolument l'époque d'Hadrien et le règne entier d'Antonin le Pieux.

Enfin, si l'on admet comme un résultat aquis à la critique l'identité du Celse de Lucien et du Celse d'Origène, comme on sait que Lucien a adressé son traité intitulé Alexandre h son ami Celse, et que ce traité a été écrit après l'année i 80, puisqu'il y est question du divin Marc-Aurèle ; si l'on met la composition du Dis^ cours véritable sous Hadrien ou au commencement du règne d'Antonin, il suivra de là que Celse aurait donné son écrit à l'âge de dix-huit ou de vingt ans, ou qu'à l'époque où Lucien lui dédia son livre, il fût arrivé à une extrême vieillesse. Or, la façon dont Lucien parle de son ami à la fin de son petit traité , n'indique pas un vieillard, et d'un autre côté, lo Discours véritable y autant qu'on peut en juger par les abondantes citations d'Origène, est l'œuvre d'un honwne dans la pleine vigueur de son âge et de son esprit.

Par ces diverses raisons est exclue l'hypothèse de ceux qui placent la composition du livre de Celse sous Ha(îrien et même sous Antonin le Pieux. Les objections sont aussi sérieuses contre la date de 240.

Sans doute à ce moment, l'expression de Ceïse « la grande Église ^ » se justifie mieux qu'un siècle auparavant. Mais, si vers 140, la luxuriante végétation des hérésies syrienne et alexandrwe n'était pas encore

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