‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 77 sur 286 · Origène, in Maith,, 28, p. U7 b · texte numérisé non relu

Origène, in Maith,, 28, p. U7 b

autels, et Celse, lui aussi, allègue contre eux ce même grief ^ .

Enfin, dans cet espace de trente-huit ans, de la mort de Septime-Sévère à celle de Philippe TArabe, 211- 249, le pouvoir souverain n'est partagé que pendant un an entre Caracalla et Géta, 211-212, et pendant trois mois environ, entre Maxime et Balbin, de mars à juin 238, et l'on ne voit pas que le tableau des dangers que les barbares font courir à l'empire, tel qu'il est tracé dans le huitième livre du traité d'Origène, par la plume de Celse, puisse convenir le moins du monde à l'une ou à l'autre de ces deux courtes périodes.

Des considérations qui précèdent, nous tirons cette première conclusion, que non-seulement la composition du livre de Celse ne saurait être avec vraisemblance placée aux deux dates extrêmes de 140 ni de 240, mais qu'il ne faut pas même la chercher dans les deux périodes qui s'étendent, la première de la fin d'Hadrien à la mort d'Antonin le Pieux, 138-161 , la seconde de la mort de Septime-Sévère à l'avènement de Philippe l'Arabe, 211-244. On peut dire, avec une certitude absolue, que Celse a écrit son Discours véritable dans les cinquante ans qui séparent l'avènement de Marc-Aurèle de la mort de Septime-Sévère, 161-211.

Cette indication est fort large et peut, ce nous semble, être réduite en des limites beaucoup plus étroites.

La majorité des critiques, à la suite de Tillemont^ , inchne à placer la composition du hvre de Celse sous

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