‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 80 sur 286 · Euaèbe, Eist, EccL, IV, pass. cité · texte numérisé non relu

Euaèbe, Eist, EccL, IV, pass. cité

fidèles et VEpîlre à Diognète où éclate la tranquillité d'âme des chrétiens dans le feu du combat et des épreuves, et leur joie de triompher *.

Il y a dans l'argumentation du savant professeur de Zurich un vif accent, et un art très-raffiné de grouper et de rapprocher les textes et de lire entre les lignes, et la conclusion qu'il en fait sortir, à savoir que le livre de Celse commencé à la fin de l'année 176 fut achevé à la fin de l'été de l'année 178, nous paraît tout à fait vraissemblable.

Cependant certains témoignages allégués, à les lire sans idée préconçue, n'ont pas, ce nous semble, la signification qu'on leur donne; par exemple, la seconde épître généralement réputée apocryphe de Clément et l'onctueuse Épitre à Diognète. De ces deux documents on ne saurait, croyons-nous, tirer aucun renseignement historique. On ignore l'auteur de l'un, on ne sait rien que le nom de l'auteur de l'autre : l'époque de la composition des deux est inconnue. La seconde épitre à Clément n'est rien qu'une courte et banale instruction morale. La lettre a Diognète est un morceau de rhétorique mystique où fleurit l'antithèse. Ni dans l'un ni dans l'autre de ces deux écrits on ne peut découvrir d'allusion à l'époque de Marc-Aurèle ni à cette persécution générale et particulièrement violente qui, selon M. Keim, signala les dernières années de son règne.

Le fragment de Méliton cité par Eusèbe indique bien qu'en ce moment les chrétiens étaient maltraités en Asie, qu'on alléguait de nouveaux édits pour avoir prétexte de leur courir sus et de les piller. Mais Méli-

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