‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 84 sur 286 · Àpologét · texte numérisé non relu

Àpologét

mieux, entre ceux qui sont morts glorieusement , en choisir quelque autre qui fût plus capable de porter dignement rtionneur d'une prétendue consécration divine. Si vous rejetiez Hercule et Esculape et les autres héros consacrés, vous aviez Orphée qui fut sans contredit un homme animé d'un esprit divin, et qui, lui aussi, est mort de mort violente... Vous aviez Anaxarque, qui, comme on le pilait cruellement dans un mortier, prononça cette parole remarquable et pleine d'un esprit divin : « Broyez, dit-il, broyez l'étui d'Anaxarque, car « lui-même vous ne le touchez pas. » Vous aviez Épictète *... y)

Tertullien semble répondre deux fois à ce passage : la première, quand il se plaint qu'on taxe de folie furieuse ceux qui supportent sans fléchir les plus cruels tourments pour leur foi et qu'on admire la même constance quand elle a pour motif l'amour de la gloire, et à ce propos, il cite justement l'histoire et le mot d'Anaxarque mentionnés par Celse ^ ; la seconde, quand s'attaquant aux divinités populaires qui ne sont, dit-il, que des hommes dont la légende raconte tant d'actions et d'aventures scandaleuses, et accusant les païens d'avoir entouré leurs grands dieux de ministres si pervers et si infâmes, il s'écrie comme en renvoyant à Celse son argument : « Combien avez-vous laissé dans vos enfers d'hommes qui valaient mieux, un Socrate par sa sagesse, un Aristide par sa justice, un Thémistocle par sa valeur, un Alexandre par sa grandeur d'âme, un Polycrate par son bonheur, un Crésus par

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